Lever les blocages de la préparation au CAPES

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Lever les blocages qui freinent votre préparation au CAPES SVT

Vous avez commencé à préparer le CAPES externe de SVT, mais quelque chose bloque.

Vous avez beau faire des plannings, ouvrir vos livres, relire vos cours, regarder les rapports du jury, essayer de vous motiver… vous sentez qu’une barrière invisible vous freine.

Parfois, ce blocage prend la forme d’une phrase :

  • “Je ne serai jamais prêt à temps.”
  • “Les autres sont beaucoup plus avancés que moi.”
  • “Si j’échoue, j’aurai fait tout ça pour rien.”
  • “Je n’ai pas le bon profil pour réussir.”
  • “Je suis candidat libre, donc j’ai moins de chances.”
  • “Je dois tout sacrifier pendant un an si je veux réussir.”

Ces phrases ne sont pas anodines.

Elles révèlent souvent des peurs profondes qui peuvent finir par piloter toute votre préparation.

🍋 Important

  • Un blocage n’est pas une preuve que vous êtes incapable.
  • Un blocage est souvent une information sur ce qui doit être ajusté dans votre préparation.
  • Travailler plus n’est pas toujours la solution.
  • La comparaison, la peur de l’échec, le chronomètre et le manque de légitimité sont des blocages très fréquents.
  • L’objectif n’est pas de supprimer toutes les peurs, mais d’éviter qu’elles dirigent vos révisions à votre place.

Cet article complète mon article sur le profil de candidat au CAPES SVT, ainsi que les articles sur la théorie du voilier et le mind-mapping.

Dans cet article

  1. Pourquoi les blocages sont si fréquents pendant la préparation du CAPES
  2. Le blocage du chronomètre : le cas de Matthis
  3. Le blocage de comparaison : le cas de Sarah
  4. Le blocage de l’échec : le cas de Chris
  5. Le blocage de légitimité
  6. Comment repérer qu’un blocage prend trop de place
  7. Un exercice pour transformer vos blocages en leviers

Pourquoi les blocages sont si fréquents pendant la préparation du CAPES ?

Préparer un concours, ce n’est pas seulement apprendre des connaissances.

C’est aussi affronter :

  • la peur de ne pas être prêt ;
  • la peur de ne pas être au niveau ;
  • la peur de perdre son temps ;
  • la peur d’échouer encore ;
  • la peur du jugement ;
  • la peur de ne pas tenir dans la durée ;
  • la peur de ne pas avoir le bon profil.

Ces peurs sont normales.

Le problème commence quand elles se transforment en règles de vie.

Quelques fausses règles très fréquentes

  • “Pour réussir, je dois tout sacrifier.”
  • “Si je prends une pause, je prends du retard.”
  • “Si les autres avancent plus vite, c’est que je suis nul.”
  • “Si j’ai déjà échoué, c’est que je ne suis pas fait pour ça.”
  • “Si je ne comprends pas tout maintenant, je ne réussirai jamais.”

Ces phrases semblent parfois logiques quand on est en plein stress.

Mais elles peuvent devenir très dangereuses, car elles poussent souvent à travailler plus, plus fort, plus longtemps… sans forcément travailler mieux.

🍋 La vraie question

Quand vous êtes bloqué, ne vous demandez pas uniquement :

“Comment travailler davantage ?”

Demandez-vous aussi :

“Qu’est-ce qui m’empêche d’utiliser efficacement le travail que je fais déjà ?”

C’est exactement ce que nous allons voir avec trois histoires de candidats : Matthis, Sarah et Chris.

 


Le blocage du chronomètre : le cas de Matthis

Matthis a 28 ans.

Après une licence et un master en biologie cellulaire, il s’est rendu compte que le travail en laboratoire n’était pas pour lui.

Depuis la fin de son CDD, il est en pleine reconversion professionnelle pour devenir professeur de SVT.

Il prépare donc le CAPES en candidat libre.

Et il s’est donné une seule année pour réussir.

Pourquoi une seule année ?

Parce que c’est la durée pendant laquelle il peut se permettre de ne pas travailler, entre ses économies et ses indemnités.

Dès le départ, Matthis a donc posé un chronomètre sur sa préparation.

Son raisonnement : “J’ai une année. Il faut que je réussisse cette année. Donc je dois tout donner maintenant.”

Il a prévenu ses amis et sa famille : cette année, ils ne le verront presque pas.

Il n’a pas renouvelé son abonnement à la salle de sport.

Il a arrêté le cinéma.

Son planning était prêt.

Et pendant trois mois, il a travaillé 7 jours sur 7, entre 9 et 12 heures par jour.

Au début, il était très motivé.

Puis, progressivement, quelque chose s’est cassé.

Il se concentrait de moins en moins bien.

Les tâches lui prenaient de plus en plus de temps.

Ses journées s’allongeaient.

Et comme il avait l’impression de ne plus avancer assez vite, il a cherché des solutions pour travailler encore plus :

  • se déconnecter complètement des réseaux sociaux ;
  • commander ses courses en ligne ;
  • se faire livrer ses repas ;
  • refuser les sorties ;
  • se lever plus tôt ;
  • repousser les moments de repos.

Quand je l’ai rencontré, Matthis était à bout.


“La prépa, c’est une horreur. Je n’ai plus de vie. Je travaille en permanence et plus je fais d’efforts, moins j’arrive à respecter mes délais. Je n’aurai jamais mon CAPES cette année, c’est mort.”

Ce qui était très clair, c’est que Matthis ne préparait plus vraiment le CAPES.

Il préparait son planning.

🍋 Il ne visait plus le CAPES, il visait son planning.

Le blocage du chronomètre, c’est exactement cela.

C’est quand le temps devient l’ennemi principal.

  • Chaque pause devient une faute.
  • Chaque retard devient une catastrophe.
  • Chaque imprévu devient une menace.

Et petit à petit, le candidat oublie que la récupération fait aussi partie du travail.

 

Ce qui a aidé Matthis

Avec Matthis, nous avons d’abord travaillé sur une idée très difficile à accepter pour lui : perdre du temps peut parfois en faire gagner.

Pourquoi ?

Parce qu’un cerveau épuisé apprend moins bien.

Un candidat vidé travaille plus lentement.

Un planning sans récupération finit souvent par coûter plus cher qu’il ne rapporte.

Nous avons donc mis en place une vraie remise à zéro :

  • une semaine de repos ;
  • des pauses dans la journée ;
  • du sport ;
  • des moments avec ses proches ;
  • une organisation plus réaliste ;
  • un planning de secours au cas où il ne réussirait pas cette année-là.

Ce dernier point a été essentiel.

Tant que Matthis pensait que toute sa vie dépendait d’une seule session, son stress restait énorme.

En construisant un plan B, il a arrêté de vivre chaque journée comme un ultimatum.

À retenir avec Matthis

Le repos n’est pas une récompense après la réussite.

Le repos est une condition pour tenir jusqu’à la réussite.

Matthis a retrouvé progressivement son efficacité, sa motivation et sa clarté.

Et il a obtenu son CAPES cette année-là.


Le blocage de comparaison : le cas de Sarah

Sarah a 25 ans.

Elle prépare son concours en même temps que sa deuxième année de master.

Pour financer une partie de ses études, elle travaille comme hôtesse de caisse le samedi.

Elle a déjà passé le CAPES l’année précédente, mais elle n’a pas été admissible.

Depuis, elle se compare sans arrêt aux autres candidats de sa promotion.


“Quand je regarde les étudiants de ma classe, je me dis que je n’ai aucune chance.”
  • Elle les voit réviser le week-end pendant qu’elle travaille.
  • Elle les entend parler de livres qu’elle n’a jamais ouverts.
  • Elle les voit réussir certains oraux blancs.
  • Elle les entend évoquer des stages, des expériences, des connaissances qu’elle n’a pas encore.

Et à chaque fois, elle conclut la même chose :

je suis moins prête qu’eux.


“Les autres parlent de livres que je n’ai jamais lus. Ils ont de meilleures notes que moi. Ils ont déjà fait des expériences en stage que je n’ai jamais faites. Quand je les vois en oral blanc, je me dis que je ne serai jamais capable de faire comme eux.”

Le blocage de comparaison est très courant.

Il est encore plus fort quand on prépare le concours dans une promotion, dans un groupe de travail, sur des groupes WhatsApp, Discord ou sur les réseaux.

Le problème, c’est que la comparaison donne une impression de vérité.

Mais elle est souvent injuste.

🍋 Le piège

Vous comparez votre intérieur avec l’extérieur des autres.

Vous voyez leurs réussites, leurs fiches, leurs phrases, leurs connaissances.

Mais vous ne voyez pas toujours leurs doutes, leurs blocages, leurs retards, leurs failles, leurs contraintes ou leurs nuits blanches.

Sarah ne voyait pas son propre courage.

  • Elle travaillait le samedi.
  • Elle préparait un master.
  • Elle reprenait le concours après un échec.
  • Elle continuait malgré le doute.

Mais dans son esprit, tout cela ne comptait pas.

Seuls les points forts visibles des autres comptaient.

 

Ce qui a aidé Sarah

Avec Sarah, nous avons commencé par identifier ce que la comparaison venait toucher chez elle.

  • un manque de confiance ;
  • un besoin de se situer ;
  • une peur de revivre l’échec ;
  • une impression de retard permanent ;
  • une tendance à idéaliser les autres candidats.

Ensuite, nous avons déplacé la question.

Au lieu de se demander : “Suis-je aussi bonne que les autres ?”

elle a commencé à se demander : “Quelle est ma prochaine étape utile ?”

C’est beaucoup plus efficace.

Quelques actions utiles contre la comparaison

  • Identifier ses propres points forts chaque semaine.
  • Suivre ses progrès personnels.
  • Définir des objectifs adaptés à ses contraintes.
  • Réduire l’exposition aux groupes qui démotivent.
  • Transformer les comparaisons en informations, pas en verdicts.
  • Se comparer à sa version d’il y a un mois, pas aux autres candidats.

Petit à petit, Sarah a appris à reprendre le centre de sa préparation.

Elle ne pouvait pas contrôler l’avance supposée des autres.

Mais elle pouvait contrôler ses propres objectifs, son propre rythme et ses propres progrès.


Le blocage de l’échec : le cas de Chris

Chris a 39 ans.

Elle est maman de trois filles et elle est en reconversion professionnelle.

Elle a toujours voulu enseigner.

À la fin de ses études, elle avait déjà passé le CAPES deux fois, sans l’obtenir.

Elle s’était ensuite orientée vers le métier d’infirmière.

Après 10 ans de carrière, elle a décidé de revenir à son rêve.

Pour ses 40 ans, elle voulait retenter le CAPES.

Quand je l’ai rencontrée, elle venait de commencer sa préparation.

Elle était motivée, investie, sérieuse.

Nous avons repris son planning, ses cours, ses priorités.

Elle avançait bien.

Puis le moment des annales est arrivé.

Et là, tout a changé.

Face à la copie, Chris s’est retrouvée figée.


“Quand je me suis retrouvée face à ma copie, je n’ai rien pu faire. Je me suis sentie submergée par les mêmes sentiments d’échec qu’il y a 15 ans.”

Ce n’était pas un simple manque de méthode.

Ce n’était pas seulement une difficulté sur le sujet.

C’était un ancien échec qui revenait d’un coup.

Comme si son corps et sa mémoire lui disaient : attention, tu connais déjà cette histoire, et elle finit mal.

Le blocage de l’échec est très puissant.

Il ne concerne pas seulement les candidats qui ont déjà raté le CAPES.

Il peut aussi concerner ceux qui ont vécu :

  • un concours difficile ;
  • un oral humiliant ;
  • une mauvaise expérience universitaire ;
  • une année de préparation douloureuse ;
  • une grosse déception scolaire ;
  • un sentiment ancien de ne jamais être à la hauteur.

🍋 Ce qu’il faut comprendre

Un échec ancien peut continuer à influencer la préparation actuelle.

Non pas parce qu’il prédit l’avenir.

Mais parce qu’il peut modifier la manière dont vous entrez dans l’entraînement.

Ce qui a aidé Chris

Avec Chris, nous avons décidé de ne pas continuer les révisions comme si de rien n’était.

Avant de rajouter des heures de travail, il fallait lever le blocage.

Nous avons travaillé par étapes :

  • mettre par écrit son histoire avec le concours ;
  • identifier les émotions associées à ses anciens échecs ;
  • reconnaître ce que ces échecs lui avaient appris ;
  • faire le bilan des compétences acquises depuis ;
  • transformer les grandes peurs en objectifs concrets ;
  • reprendre les entraînements sous forme de petites marches progressives.

Au lieu de voir ses anciens échecs comme une preuve d’incapacité, Chris a commencé à les voir comme une expérience.

Douloureuse, oui.

Mais utile.

À retenir avec Chris

Un échec n’est pas seulement une blessure.

Il peut devenir une source d’informations pour mieux préparer la suite.

Chris a apprivoisé ses anciens échecs.

Elle les a transformés en points d’appui.

Et elle a obtenu son CAPES haut la main.


Le blocage de légitimité

Il y a un autre blocage que je rencontre très souvent chez les candidats.

Je l’appelle le blocage de légitimité.

Il peut prendre beaucoup de formes :

  • “Je suis candidat libre, donc je ne suis pas assez encadré.”
  • “Je suis en reconversion, je suis trop loin des études.”
  • “Je viens de L3, je ne suis pas encore assez professionnel.”
  • “Je suis nul en géologie, donc je ne suis pas un vrai candidat.”
  • “Je n’ai pas fait le bon master.”
  • “Je n’ai pas le parcours classique.”
  • “Je suis trop vieux.”
  • “Je suis trop jeune.”

Ce blocage est particulièrement sournois, parce qu’il donne l’impression que le problème vient de votre identité ou de votre parcours.

Comme si vous deviez avoir le bon profil avant même de commencer.

Or, ce n’est pas comme cela que fonctionne une préparation.

🍋 La vraie question

La question n’est pas :

“Est-ce que j’ai le profil parfait ?”

La question est :

“Qu’est-ce que je dois construire pour devenir un candidat plus solide ?”

  • Un candidat en reconversion peut réussir.
  • Un candidat libre peut réussir.
  • Un candidat qui a échoué peut réussir.
  • Un candidat faible en géologie peut progresser.
  • Un candidat L3 peut montrer des compétences solides, même s’il n’a pas encore tout le parcours professionnalisant derrière lui.

Mais dans tous les cas, il faut transformer la phrase “je ne suis pas légitime” en plan d’action.

Transformer le manque de légitimité en action

  • “Je suis faible en géologie” devient : je construis une remise à niveau progressive.
  • “Je suis candidat libre” devient : je structure mon cadre de travail.
  • “Je suis en reconversion” devient : j’identifie mes compétences transférables.
  • “Je suis en L3” devient : je travaille la clarté, la rigueur et la méthode.
  • “J’ai déjà échoué” devient : j’analyse ce qui n’a pas fonctionné pour changer de stratégie.

La légitimité ne tombe pas du ciel.

Elle se construit.

Et souvent, elle se construit en travaillant, en s’entraînant, en recevant des retours, en corrigeant ses erreurs et en voyant petit à petit que l’on progresse. Il n’y a pas un profil type de candidat qui réussi le concours, il y a toute une diversité de profils, de parcours, de réussites, de difficultés :

 

 

Témoignages de candidats accompagnés

 

 


Comment repérer qu’un blocage prend trop de place ?

Un blocage n’est pas toujours spectaculaire.

Il ne ressemble pas toujours à une crise de panique ou à un abandon complet.

Parfois, il se cache dans des petites habitudes.

Signaux d’alerte

  • Vous évitez toujours le même type d’entraînement.
  • Vous refaites votre planning au lieu de passer à l’action.
  • Vous accumulez les ressources sans les utiliser.
  • Vous comparez votre avancée à celle des autres plusieurs fois par semaine.
  • Vous culpabilisez dès que vous vous reposez.
  • Vous avez peur de commencer parce que vous avez peur de mal faire.
  • Vous transformez chaque difficulté en preuve que vous n’êtes pas fait pour ce concours.
  • Vous n’arrivez plus à distinguer fatigue, retard et incapacité.

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces phrases, ce n’est pas une catastrophe.

C’est simplement un signal.

Il est peut-être temps de changer quelque chose.

Pas forcément de travailler plus.

Mais de travailler autrement.

Dans mes accompagnements, je vois souvent que le problème n’est pas uniquement le volume de travail.Très souvent, le vrai problème est le blocage invisible qui empêche d’utiliser ce travail efficacement.


Un exercice pour transformer vos blocages en leviers

Prenez une feuille et remplissez ce tableau avec vos blocages.

Mon blocage Ce qu’il me fait faire Ce que ça me coûte L’action à tester cette semaine
Je manque de temps. Je supprime mes pauses. Je m’épuise et je retiens moins. Je programme de vraies pauses et un bilan réaliste.
Je me compare aux autres. Je perds confiance. Je me démotive et je change sans cesse de stratégie. Je note mes propres progrès chaque semaine.
J’ai peur d’échouer. J’évite les entraînements. Je ne progresse pas sur les formats du concours. Je fais un entraînement court et imparfait.
Je ne me sens pas légitime. Je doute de ma place dans ce concours. Je sous-estime mes compétences et je n’ose pas avancer. Je transforme mon doute en objectif concret.

Ensuite, choisissez une seule action.

Une seule.

Le but n’est pas de tout réparer en une semaine.

Le but est de reprendre un peu de pouvoir sur ce qui vous bloque.

🍋 Une phrase à garder

Un blocage n’est pas un mur définitif.

C’est souvent une porte qui demande une autre clé.


Pour résumer

Préparer le CAPES SVT peut réveiller beaucoup de blocages :

  1. le blocage du chronomètre ;
  2. le blocage de comparaison ;
  3. le blocage de l’échec ;
  4. le blocage de légitimité.

Ces blocages ne signifient pas que vous êtes incapable.

Ils montrent simplement que certaines peurs sont en train de prendre trop de place dans votre préparation.

Pour avancer, vous pouvez :

  1. identifier le blocage ;
  2. comprendre ce qu’il vous fait faire ;
  3. repérer ce qu’il vous coûte ;
  4. tester une action concrète ;
  5. ajuster progressivement votre préparation.

Le but n’est pas de préparer le concours sans peur.

Le but est de ne plus laisser la peur décider de votre stratégie.

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6 Responses

  1. Marine

    Pour les idées reçues sur le concours :
    – Les primo-entrants l’ont rarement du premier coup !
    – Il faut se mettre à plein temps dans le travail pour le concours donc minimiser les sorties entre amis.
    – Il faut connaitre toutes les notions sur le bout des doigts pour y arriver !

    Je ne me sentais pas prête quand je l’ai passé l’an dernier car je me compare toujours beaucoup aux personnes qui m’entourent dans mon environnement de travail. Quand je les entendais parler, je me disais que je n’arriverais jamais à de telles connaissances ! Et que je n’aurais surtout pas le temps d’assimiler ne serait-ce que la moitié de leurs connaissances… Mais j’ai fini par me rendre compte que ça me pousser également à me donner encore plus pour répondre aux questions qu’ils/elles se posaient entre-eux.
    J’étais donc mitigée entre le fait que je n’avais pas leur niveau (ce qui me plombe le moral) et le fait que je voulais être à leur niveau (ce qui me booste pour le suite).

    Au final, je révisais toujours en groupe mais j’avais tendance à mettre mes écouteurs pour me focaliser sur ce que je révisais pour ne pas écouter les autres réviser pour ne pas être dispersé dans mon travail.

    • Mathilde Martin

      C’est vraiment une très bonne façon de lever tes blocages et de les transformer en atout majeur ! Ce boost qui te permet de te motiver c’est top ! Et je suis persuadée que si tu te compares aujourd’hui à celle que tu étais l’année dernière à cette heure-ci, tu serais très fière de toi, de ce que tu as appris, du chemin parcouru !

  2. Farah

    Bonjour Mathilde,
    Les idées reçues que j’ai entendu sont : « c’est vraiment toi et ta chance ce concours », « Des fois c’est le détail qui va plomber ta réussite au CAPES », « Si tu as pas fait de licence SVT, c’est galère à avoir le CAPES SVT », « moins de postes d’année en année, ils veulent plus de profs de toutes façons », « il faut faire des sacrifices pour y arriver ».
    Personnellement ce qui me bloque c’est de ne pas avoir fait une licence SVT et de faire toujours la course pour respecter mon planning. Mais comme je n’arrive pas à bout de mes objectifs, je déprime souvent en me disant que je n’aurais jamais assez le temps ni assez de connaissances pour réussir les écrits. Mon travail est conséquent et pourtant j’ai l’impression de ne pas être efficace et de ne pas faire assez tout le temps. Ce qui impacte alors ma confiance en moi.
    Ainsi après lecture de ton article, mes astuces pour dépasser ces blocages sont : Réalisation d’un planning avec des objectifs raisonnables en travaillant d’abord les compétences requises et pas que des objectifs de connaissances. Puis de finir ma semaine de travail par un point de préparation pour voir ma progression dans le planning et le réajuster d’emblée sans laisser cumuler les impressions de retard.
    Bonne journée

    • Mathilde Martin

      Coucou Farah,
      Tes astuces et résolutions sont excellentes ! Tu vas y arriver j’en suis convaincue. Ne te dévalorise pas à cause de cette licence SVT. J’ai accompagné de nombreuses personnes qui ont eu le concours en passant par des chemins bien différents donc je te rassure ce n’est pas un frein. J’ai d’ailleurs rédigé ma newsletter aujourd’hui à ce sujet, je ne sais pas si tu l’as eu ?
      A très bientôt

      Mathilde

  3. HELBLING Aurélie

    Bonjour Mathilde,
    Mes idées reçus sont : toute façon vue le nombre de candidats c’est impossible, les oraux c’est le pire ! C’est du hasard un coup tu sais pas pourquoi ça passe sans rien changer. Toutes façon bientôt il y aura que des contractuelles.
    Mes blocages : je me dis que j’ai pas assez de connaissances et que de toute façon je ne sais pas faire une composition correcte donc je l’aurai jamais car j’aurai jamais le temps de tout apprendre en 6 mois.
    Et non je ne trouve pas d’astuces, dès qu’on me parle capes j’ai une boule au ventre qui se forme et je me dis que je l’aurai jamais car je sais pas faire les écrits correctement ni comment comment bien organiser les choses pour y arriver.

    • Mathilde Martin

      Bonjour Aurélie,

      Merci pour ton commentaire, effectivement je pense que tu as de vrais blocages qui t’empêchent de passer à l’action et de réussir le concours. Voici ce que je peux te dire pour t’aider :

      – Tes idées reçues ne sont effectivement que des idées reçues :
      « vu le nombre de candidats c’est impossible, les oraux c’est le pire » – Je te rassure que c’est erroné. Au concours 25% des candidats réussissent. Cela fait 1 candidat sur 4 en moyenne. Parmi les candidats qui échouent il y a une grande majorité qui ne s’est jamais entraînée de sa vie pour le concours (3 capes blancs à la fac ce n’est pas un entraînement suffisant) et une majorité encore plus grande qui ne comprend pas les attentes du jury aux épreuves.
      « C’est du hasard » – non ce n’est pas du hasard. Il y a une part de chance dans tous les concours, elle existe réellement mais ce n’est pas elle qui fait la réussite ou non au concours. Je corrige des copies de Capes blanc depuis maintenant 3 ans et j’ai assisté aux oraux plusieurs fois et je te promets que ce n’est pas le hasard qui fait que ça passe. Ce sont les compétences que le candidat met en avant et très peu de candidats le font. Une grosse erreur est de penser que c’est uniquement les connaissances qui comptent. Tout le monde avec un temps qui lui est propre est capable d’apprendre par coeur les notions du concours mais cela ne fait pas d’eux des bons profs et encore moins des lauréats au concours. Ce qui compte c’est les compétences que l’on met en avant et ça c’est quelque chose que tout le monde oubli de faire. Quand les candidats le font, ça passe parce que le jury voit qu’ils sont prêts à enseigner.
       » Il n’y aura bientôt que des contractuels » – non je ne pense pas non plus. Les places au concours sont limitées c’est vrai mais cela change à chaque quinquennat. Lorsqu’on est passé du quinquennat Sarkozy au quinquennat Hollande, il y a eu beaucoup de créations de poste.

      Par rapport à tes blocages :
      – « je n’ai pas assez de connaissances » – peut-être mais les connaissances cela ne fait pas le concours ni la réussite au concours, c’est un support sur lequel on peut s’appuyer. Ce qui compte c’est aussi tes compétences et je suis sûre que tu en as à montrer.
      – « je ne sais pas faire une composition correcte » – cela s’apprend ne t’inquiète pas. Ce qu’il faut c’est comprendre l’exercice dans sa globalité mais aussi comprendre le rôle et la place de chaque élément au sein de la composition. Une accroche ça a un rôle fondamental, idem pour une problématique ou un titre de plan. Cela s’apprend et en t’entraînant tu y arriveras. Si tu ne te sens pas de réussir à surmonter cette étape et cet exercice seule, n’hésite pas à commencer d’abord par mon livre dans lequel j’explique en détails cet exercice qu’est la composition et les attentes du jury et si cela ne te suffit pas n’hésite pas à te faire accompagner par quelqu’un qui saura te conseiller sur tes points à améliorer et te montrer que tu as également des points forts (il y en a toujours dans une copie).

      En 6 mois tu as le temps de faire beaucoup de choses je te rassure :
      – Tu as le temps de cerner les attentes du jury en analysant de A à Z le rapport du jury, tes anciennes copies ou en consultant mon livre.
      – Tu as le temps de faire l’intégralité des annales depuis 2014 pour t’entraîner et remettre en question ta méthodologie.
      – Tu as le temps de te faire accompagner sur un ou plusieurs capes blanc pour être conseillée et améliorer ta méthodologie.
      – Tu as le temps de mettre en place un classeur de schémas qui te permet de gagner en précision et en connaissances rapidement.
      – Tu as le temps de te servir d’outils comme des livres ou de fiches toutes prêtes pour comprendre les notions du concours et ensuite mieux les apprendre déjà dans leur globalité (la précision des connaissances vient ensuite par les schémas et les exemples).

      Ce qu’il faut c’est que tu fasses le point sur ce dont tu as besoin et que tu t’organises en conséquences. Selon moi l’entraînement sera prioritaire ! On apprend pas à faire une composition d’un coup : on apprend à faire une accroche, puis une problématique, puis des titres, puis une démarche scientifique etc… et toutes ces compétences te permettent de faire une composition.

      Donc je te rassure il y a possibilité de faire de belles choses mais tu ne dois pas partir défaitiste sinon tu ne remettras rien en question de ce que tu as fait avant et tu garderas les mêmes méthodes pour cette nouvelle année et donc tu feras les mêmes erreurs. Se tromper c’est important, c’est fondamental pour réussir mais ça doit être un moteur qui te pousse vers le haut en te permettant de remettre en question tes méthodes, tes révisions, ta façon de faire et de faire autrement au lieu de te tirer vers le bas et de te faire déprimer :).

      Tu peux y arriver, il y a des solutions.

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