Lever les blocages de la préparation au CAPES

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Lever les blocages qui freinent votre préparation

 

Si après avoir optimisé votre profil de candidat du concours vous vous sentez encore bloqué dans vos révisions, alors cet article est pour vous !

 

« Quand on prépare le CAPES, c’est chacun pour soi »

« Je passe un concours, je dois tout sacrifier pour y arriver »

« Adieu vie personnelle et loisirs, on se revoit après le CAPES »

« Le nombre de postes ouverts au concours diminue chaque année,

je n’ai aucune chance de l’avoir »

« Je n’arriverai jamais à cumuler mon emploi et ma préparation au CAPES »

« Il n’y a aucune chance d’obtenir le CAPES en candidat libre »

 

Quel candidat au CAPES externe de SVT n’a jamais pensé à l’une de ces idées reçues avant de s’inscrire au concours ?

 

Certainement très peu car ce sont les idées reçues les plus fréquentes sur le concours.

 

Et si vous aviez tort ?

 

Ces idées reçues cristallisent en réalité les peurs courantes des candidats :

  • La peur de la concurrence
  • La peur de ne pas assez se préparer pour le concours
  • La peur d’échouer
  • La peur de ne pas réussir à s’organiser
  • La peur du jugement
  • La peur de ne pas être à la hauteur des objectifs que l’on s’est fixé

Ce sont des doutes, des questionnements que l’on connait tous à un moment ou à un autre de notre préparation.

 

Qu’est-ce qui fait qu’un candidat réussit malgré ces peurs ?

 

Tout simplement, la manière de les affronter.

On peut tout d’abord apprivoiser ses peurs, les relativiser.

On peut également choisir de les utiliser comme des moteurs.

Quel que soit votre choix personnel, ne restez jamais bloqués derrière l’une de ces idées reçues.

Elles constituent des barrières que vous devez lever les unes après les autres au cours de votre préparation. Et croyez-en mon expérience, il y a toujours une petite astuce pour transformer ces blocages en levier de réussite !

Les trois blocages principaux qui ressortent de ces idées reçues et qui sont à l’origine de l’abandon de la préparation du concours par de nombreux candidats sont :

« Je ne l’aurais jamais cette année, je ne serai pas prêt à temps » ou le blocage du chronomètre.

« Je ne me sens pas capable de faire comme les autres qui réussissent, je n’y arriverai jamais » ou le blocage de comparaison.

« Si je ne l’ai pas, j’aurai fait tout ça pour rien et que vont dire les autres ? » ou le blocage de l’échec.

Grâce à trois cas pratiques, je partage avec vous dans cet article les astuces qui permettent de transformer ces blocages en levier de réussite.

A la fin de cet article, vous trouverez un exercice qui vous permettra de mettre en pratique le cours d’aujourd’hui.

 

Vous pouvez trouver ci-dessous le plan de cet article :

I) « Perdre du temps » pour mieux en gagner ou comment lever le blocage du chronomètre.
II) Se recentrer sur soi pour lever le blocage de comparaison.
III) Utiliser ses échecs comme des forces ou comment arrêter d’avoir peur d’échouer.
IV) Un exercice à faire pour appliquer ces conseils !

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I) « Perdre du temps » pour mieux en gagner

ou comment lever le blocage du chronomètre

 

Matthis a 28 ans. Après une licence et un master en biologie cellulaire, il s’est rendu compte que le travail en laboratoire n’était pas pour lui.

Depuis que son CDD a pris fin, il est en pleine reconversion professionnelle pour devenir prof de SVT et passe son concours en candidat libre.

 

Il s’est donné une année pour obtenir son CAPES externe de SVT.

 

Pourquoi une année ? C’est la durée où il peut se permettre de ne pas travailler entre ses économies et ses indemnisations Pôle Emploi.

Il a donc prévenu tous ses amis et sa famille, cette année ils ne le verront presque pas. Il n’a pas renouvelé son abonnement à la salle de sport ni son abonnement au cinéma.

Son planning est prêt et il a débuté sa préparation depuis déjà 3 mois.

 

En trois mois, il a travaillé 7 jours sur 7 pour son CAPES entre 9 et 12h par jour en moyenne.

 

Il ne s’est autorisé qu’une demi-journée de pause par semaine quand il rend visite à ses parents.

Cependant au fur et à mesure des jours qui passent, Matthis arrive de moins en moins bien à se concentrer.

Les tâches qu’il doit faire chaque jour pour respecter son planning lui prennent de plus en plus de temps et ses journées de travail se rallongent.

Il trouve des solutions pour travailler plus encore :

– Il se déconnecte totalement des réseaux sociaux
– Il commande ses courses en ligne
– Il se fait livrer des plats à domicile
– Il repousse en permanence les sorties avec ses amis et sa petite amie
– Il se lève une heure plus tôt chaque matin pour travailler

 

Quand j’ai rencontré Matthis, il était à bout psychologiquement et physiquement sa première réaction quand je lui ai demandé où il en était dans sa préparation du CAPES a été la suivante :

 

« La prépa c’est une horreur, je n’ai plus de vie. Je travaille en permanence et plus je fais d’effort moins j’arrive à respecter mes délais. Je n’aurai jamais mon CAPES cette année, c’est mort. »

 

Nous avons beaucoup travaillé en coaching individuel pour que Matthis prenne conscience de son blocage du chronomètre.

Dès le départ, il a posé un chronomètre sur sa préparation au CAPES et il s’est rajouté une pression supplémentaire. Pendant des mois, il a bataillé contre le temps, contre ce chronomètre personnel au point de ne presque plus sortir de chez lui.

Quand je lui parlais de pause, de sortie, de s’arrêter de travailler pour manger à midi, il n’avait que ces mots à la bouche :

 

« Je ne peux pas, c’est une perte de temps ! »

 

Sa préparation s’est petit à petit transformée en une lutte journalière contre le temps au point de lui faire perdre ses objectifs.

 

Il ne visait plus le CAPES mais son planning.

 

Une des astuces qui a permis à Matthis de réajuster sa préparation au CAPES et d’atteindre ses objectifs a été de comprendre une notion majeure :

 

Comprendre que perdre du temps peut vous en faire gagner !

 

Comment ? Tout simplement en rechargeant ses batteries. Se ressourcer vous permettra de maintenir l’efficacité de vos révisions au même niveau qu’au début de votre préparation.

Nous avons mis en place une remise à zéro de son chronomètre avec une semaine de vacances et de repos bien mérité. En rentrant il voyait déjà beaucoup plus clair.

 

Puis Matthis a intégré dans son planning des moments de :

Détente avec ses amis, sa famille
Relaxation et repos
Pause dans ses journées de révision
Sport pour évacuer la pression

 

Enfin nous avons travaillé sur les raisons qui l’ont poussé à mettre en place ce chronomètre d’une année pour obtenir son CAPES et nous avons trouvé des solutions :

  • Un planning pour l’année en cours
  • Un planning de secours qui tenait compte d’un travail alimentaire à temps plein pour l’année suivante s’il n’obtenait pas son CAPES.

 

Il a relativisé la situation et son chronomètre a peu à peu disparu emportant avec lui toute la mauvaise pression qu’il s’était rajouté dès le départ.

 

Il a retrouvé son efficacité et sa motivation du début qu’il n’a plus perdu jusqu’à l’obtention de son CAPES, cette année-là !

 

II) Se recentrer sur soi pour lever le blocage de comparaison

 

Sarah a 25 ans. Elle prépare son concours à l’INSPE en même temps qu’elle passe sa deuxième année de Master. Elle finance une partie de ses études en travaillant comme hôtesse de caisse le samedi.

Elle a déjà passé le CAPES l’année précédente mais n’a pas été admissible. Depuis elle n’arrête pas de se comparer aux autres candidats qu’elle connait.

 

« Quand je regarde les étudiants de ma classe, je me dis que je n’ai aucune chance.»

 

Elle les voyait réviser le week-end quand elle travaillait. Elle sentait un décalage avec les autres candidats.

 

« Les autres étudiants parlent de livres que je n’ai jamais lu, ils ont des meilleures notes que moi, ils ont déjà fait des expériences en stage que je n’ai jamais faites.»

« Quand je les vois en oral blanc, je me dis que je ne serai jamais capable de faire comme eux. »

 

Lorsque je lui ai demandé comment elle se sentait après s’être comparée aux autres étudiants de sa promotion, elle répondait :

 

« Mal, très mal. Je ne sais pas ce que je fais là et en même temps je n’ai pas envie d’arrêter pour faire autre chose. Je ne me sens pas à la hauteur,  ça me démotive dans mes révisions. »

 

Ce blocage de la comparaison est très courant surtout quand on passe le concours dans une promotion.

 

Afin de lever ce blocage, vous pouvez suivre ces différentes étapes :

 

– Etape 1 : Comprendre l’origine du blocage de la comparaison.

 

Ce besoin de se comparer aux autres n’est pas là par hasard. Il peut traduire différentes situations :

  • un manque de confiance en soi,
  • un besoin de s’évaluer,
  • un besoin de reconnaissance,
  • une mauvaise perception de soi,
  • trop de perfectionnisme…

 

Comprendre la source de ce blocage vous aidera à le lever.

 

Vous pouvez essayer de répondre aux questions suivantes pour débuter :

Comment vous percevez-vous ?

Qu’est-ce que vous n’avez pas que les autres ont ?

Au contraire quelles sont les choses que vous avez et qu’ils n’ont pas ?

Quelle est votre estime de vous-même ? Plutôt positive ou négative ?

Est-ce que les autres personnes influencent votre opinion de vous-même ? Plutôt en positif ou en négatif ?

Dans quelles situations vous comparez-vous avec les autres ?

Qu’est-ce que cela vous fait ressentir ?

Est-ce que votre opinion de vous-même à un impact négatif sur votre humeur, votre motivation ?

Si vous répondez oui à cette dernière question, alors il est temps de passer à l’action !

 

– Etape 2 : Lever ce blocage de la comparaison.

 

Pour arrêter de se comparer aux autres candidats, je conseille à mes étudiants de :

  • Identifier tous leurs points forts chaque semaine
  • Démarrer un journal de la gratitude
  • Apprendre à être patient et indulgent avec eux-mêmes
  • Se rappeler chaque jour qu’ils sont les maîtres de leurs vies
  • Prendre conscience qu’ils idéalisent les autres candidats.
  • S’entraîner à effacer les pensées négatives dès qu’elles apparaissent et à les remplacer par des pensées positives.
  • S’entraîner à se féliciter pour une ou deux choses tous les soirs.
  • Définir des objectifs réalisables et mesurables en tenant compte de leurs problématiques personnelles et non de celles des autres.
  • Suivre leurs progrès quotidiennement.
  • Se placer en compétition avec eux-mêmes pour atteindre leurs objectifs.

 

En discutant un peu avec les autres étudiants vous réaliserez rapidement qu’ils sont dans la même situation que vous et qu’ils vous envient peut-être aussi !

 

III) Transformer ses échecs en force !

 

Chris a 39 ans, elle est maman de trois filles et est en reconversion professionnelle. Elle a toujours souhaité enseigner, elle a passé son CAPES deux fois à la fin de ses études mais ne l’avait pas obtenu. Elle s’est donc orientée vers le métier d’infirmière.

Après 10 ans de carrière et pour ses 40 ans, elle a choisi de réaliser son rêve. Elle passe donc son CAPES pour la troisième fois en candidat libre. Quand je l’ai rencontrée, elle venait de commencer sa préparation, elle se posait beaucoup de questions sur la difficulté du concours.

Ensemble nous avons repris son planning de révision et ses cours afin de donner une ligne directrice à ses révisions. Au fur et à mesure des semaines qui passaient, je la voyais de plus en plus investie et motivée.

Lorsque le moment de commencer à s’entraîner sur les annales est arrivé, elle a complètement changé d’état d’esprit :

 

« Quand je me suis retrouvée face à ma copie, je n’ai rien pu faire, je me suis sentie submergée par les mêmes sentiments d’échec qu’il y a 15 ans. »

 

Chris s’est mise à revivre les mauvaises expériences de ses premiers concours comme si elle y était à nouveau.

 

Nous avons donc pris la décision de travailler en priorité sur ce blocage avant de continuer les révisions.

 

Afin de transformer ses échecs en force, nous avons procédé par étapes :

Accepter ses échecs passés en mettant par écrit son histoire, ses ressentis et ses expériences du concours.
– Puis nous avons insisté sur toutes les connaissances, les compétences qu’elle a apprises suite à ses échecs. Toutes les expériences qu’elle a faites depuis ses échecs.
– Nous avons fait le bilan de ses échecs afin d’en tirer des nouveaux objectifs à atteindre.
– Enfin nous avons simplifié ces objectifs afin de les transformer en marches à gravir petit à petit plutôt que des montagnes.

 

Chris a pu apprivoiser ses échecs et s’en est servie pour sa préparation au CAPES qu’elle a obtenue haut la main !

 

A travers ces témoignages, vous aurez compris qu’il est tout à fait possible de lever toutes les barrières que l’on peut mettre sur nos routes.

A votre tour !

 

IV) Un exercice à faire pour lever les blocages de la préparation au CAPES.

 

→ En commentaires de cet article, je vous propose de m’expliquer :

  • Quelles sont les idées reçues sur le concours que vous avez le plus entendu ?
  • Quels sont vos blocages vis-à-vis du concours ou de sa préparation ?
  • Si vous avez trouvé des astuces pour lever ces barrières quelles sont-elles ?
  • Et si non, est-ce que vous avez besoin de conseils pour lever vos barrières ?

Je me ferais un plaisir de lire vos commentaires juste en dessous

6 Responses

  1. Marine

    Pour les idées reçues sur le concours :
    – Les primo-entrants l’ont rarement du premier coup !
    – Il faut se mettre à plein temps dans le travail pour le concours donc minimiser les sorties entre amis.
    – Il faut connaitre toutes les notions sur le bout des doigts pour y arriver !

    Je ne me sentais pas prête quand je l’ai passé l’an dernier car je me compare toujours beaucoup aux personnes qui m’entourent dans mon environnement de travail. Quand je les entendais parler, je me disais que je n’arriverais jamais à de telles connaissances ! Et que je n’aurais surtout pas le temps d’assimiler ne serait-ce que la moitié de leurs connaissances… Mais j’ai fini par me rendre compte que ça me pousser également à me donner encore plus pour répondre aux questions qu’ils/elles se posaient entre-eux.
    J’étais donc mitigée entre le fait que je n’avais pas leur niveau (ce qui me plombe le moral) et le fait que je voulais être à leur niveau (ce qui me booste pour le suite).

    Au final, je révisais toujours en groupe mais j’avais tendance à mettre mes écouteurs pour me focaliser sur ce que je révisais pour ne pas écouter les autres réviser pour ne pas être dispersé dans mon travail.

    • Mathilde Martin

      C’est vraiment une très bonne façon de lever tes blocages et de les transformer en atout majeur ! Ce boost qui te permet de te motiver c’est top ! Et je suis persuadée que si tu te compares aujourd’hui à celle que tu étais l’année dernière à cette heure-ci, tu serais très fière de toi, de ce que tu as appris, du chemin parcouru !

  2. Farah

    Bonjour Mathilde,
    Les idées reçues que j’ai entendu sont : « c’est vraiment toi et ta chance ce concours », « Des fois c’est le détail qui va plomber ta réussite au CAPES », « Si tu as pas fait de licence SVT, c’est galère à avoir le CAPES SVT », « moins de postes d’année en année, ils veulent plus de profs de toutes façons », « il faut faire des sacrifices pour y arriver ».
    Personnellement ce qui me bloque c’est de ne pas avoir fait une licence SVT et de faire toujours la course pour respecter mon planning. Mais comme je n’arrive pas à bout de mes objectifs, je déprime souvent en me disant que je n’aurais jamais assez le temps ni assez de connaissances pour réussir les écrits. Mon travail est conséquent et pourtant j’ai l’impression de ne pas être efficace et de ne pas faire assez tout le temps. Ce qui impacte alors ma confiance en moi.
    Ainsi après lecture de ton article, mes astuces pour dépasser ces blocages sont : Réalisation d’un planning avec des objectifs raisonnables en travaillant d’abord les compétences requises et pas que des objectifs de connaissances. Puis de finir ma semaine de travail par un point de préparation pour voir ma progression dans le planning et le réajuster d’emblée sans laisser cumuler les impressions de retard.
    Bonne journée

    • Mathilde Martin

      Coucou Farah,
      Tes astuces et résolutions sont excellentes ! Tu vas y arriver j’en suis convaincue. Ne te dévalorise pas à cause de cette licence SVT. J’ai accompagné de nombreuses personnes qui ont eu le concours en passant par des chemins bien différents donc je te rassure ce n’est pas un frein. J’ai d’ailleurs rédigé ma newsletter aujourd’hui à ce sujet, je ne sais pas si tu l’as eu ?
      A très bientôt

      Mathilde

  3. HELBLING Aurélie

    Bonjour Mathilde,
    Mes idées reçus sont : toute façon vue le nombre de candidats c’est impossible, les oraux c’est le pire ! C’est du hasard un coup tu sais pas pourquoi ça passe sans rien changer. Toutes façon bientôt il y aura que des contractuelles.
    Mes blocages : je me dis que j’ai pas assez de connaissances et que de toute façon je ne sais pas faire une composition correcte donc je l’aurai jamais car j’aurai jamais le temps de tout apprendre en 6 mois.
    Et non je ne trouve pas d’astuces, dès qu’on me parle capes j’ai une boule au ventre qui se forme et je me dis que je l’aurai jamais car je sais pas faire les écrits correctement ni comment comment bien organiser les choses pour y arriver.

    • Mathilde Martin

      Bonjour Aurélie,

      Merci pour ton commentaire, effectivement je pense que tu as de vrais blocages qui t’empêchent de passer à l’action et de réussir le concours. Voici ce que je peux te dire pour t’aider :

      – Tes idées reçues ne sont effectivement que des idées reçues :
      « vu le nombre de candidats c’est impossible, les oraux c’est le pire » – Je te rassure que c’est erroné. Au concours 25% des candidats réussissent. Cela fait 1 candidat sur 4 en moyenne. Parmi les candidats qui échouent il y a une grande majorité qui ne s’est jamais entraînée de sa vie pour le concours (3 capes blancs à la fac ce n’est pas un entraînement suffisant) et une majorité encore plus grande qui ne comprend pas les attentes du jury aux épreuves.
      « C’est du hasard » – non ce n’est pas du hasard. Il y a une part de chance dans tous les concours, elle existe réellement mais ce n’est pas elle qui fait la réussite ou non au concours. Je corrige des copies de Capes blanc depuis maintenant 3 ans et j’ai assisté aux oraux plusieurs fois et je te promets que ce n’est pas le hasard qui fait que ça passe. Ce sont les compétences que le candidat met en avant et très peu de candidats le font. Une grosse erreur est de penser que c’est uniquement les connaissances qui comptent. Tout le monde avec un temps qui lui est propre est capable d’apprendre par coeur les notions du concours mais cela ne fait pas d’eux des bons profs et encore moins des lauréats au concours. Ce qui compte c’est les compétences que l’on met en avant et ça c’est quelque chose que tout le monde oubli de faire. Quand les candidats le font, ça passe parce que le jury voit qu’ils sont prêts à enseigner.
       » Il n’y aura bientôt que des contractuels » – non je ne pense pas non plus. Les places au concours sont limitées c’est vrai mais cela change à chaque quinquennat. Lorsqu’on est passé du quinquennat Sarkozy au quinquennat Hollande, il y a eu beaucoup de créations de poste.

      Par rapport à tes blocages :
      – « je n’ai pas assez de connaissances » – peut-être mais les connaissances cela ne fait pas le concours ni la réussite au concours, c’est un support sur lequel on peut s’appuyer. Ce qui compte c’est aussi tes compétences et je suis sûre que tu en as à montrer.
      – « je ne sais pas faire une composition correcte » – cela s’apprend ne t’inquiète pas. Ce qu’il faut c’est comprendre l’exercice dans sa globalité mais aussi comprendre le rôle et la place de chaque élément au sein de la composition. Une accroche ça a un rôle fondamental, idem pour une problématique ou un titre de plan. Cela s’apprend et en t’entraînant tu y arriveras. Si tu ne te sens pas de réussir à surmonter cette étape et cet exercice seule, n’hésite pas à commencer d’abord par mon livre dans lequel j’explique en détails cet exercice qu’est la composition et les attentes du jury et si cela ne te suffit pas n’hésite pas à te faire accompagner par quelqu’un qui saura te conseiller sur tes points à améliorer et te montrer que tu as également des points forts (il y en a toujours dans une copie).

      En 6 mois tu as le temps de faire beaucoup de choses je te rassure :
      – Tu as le temps de cerner les attentes du jury en analysant de A à Z le rapport du jury, tes anciennes copies ou en consultant mon livre.
      – Tu as le temps de faire l’intégralité des annales depuis 2014 pour t’entraîner et remettre en question ta méthodologie.
      – Tu as le temps de te faire accompagner sur un ou plusieurs capes blanc pour être conseillée et améliorer ta méthodologie.
      – Tu as le temps de mettre en place un classeur de schémas qui te permet de gagner en précision et en connaissances rapidement.
      – Tu as le temps de te servir d’outils comme des livres ou de fiches toutes prêtes pour comprendre les notions du concours et ensuite mieux les apprendre déjà dans leur globalité (la précision des connaissances vient ensuite par les schémas et les exemples).

      Ce qu’il faut c’est que tu fasses le point sur ce dont tu as besoin et que tu t’organises en conséquences. Selon moi l’entraînement sera prioritaire ! On apprend pas à faire une composition d’un coup : on apprend à faire une accroche, puis une problématique, puis des titres, puis une démarche scientifique etc… et toutes ces compétences te permettent de faire une composition.

      Donc je te rassure il y a possibilité de faire de belles choses mais tu ne dois pas partir défaitiste sinon tu ne remettras rien en question de ce que tu as fait avant et tu garderas les mêmes méthodes pour cette nouvelle année et donc tu feras les mêmes erreurs. Se tromper c’est important, c’est fondamental pour réussir mais ça doit être un moteur qui te pousse vers le haut en te permettant de remettre en question tes méthodes, tes révisions, ta façon de faire et de faire autrement au lieu de te tirer vers le bas et de te faire déprimer :).

      Tu peux y arriver, il y a des solutions.

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