Comment le mind-mapping peut vous aider à préparer le CAPES SVT ?
Vous avez beau connaître votre cours, il arrive parfois un moment très inconfortable face à un sujet de CAPES SVT : vous ne savez pas par où commencer.
Vous avez des idées, mais elles partent dans tous les sens.
Vous avez peur d’oublier une grande partie du sujet.
Vous avez peur de faire hors-sujet.
Vous avez peur de perdre du temps sur des notions qui ne rapporteront aucun point.
Que vous prépariez le concours Master ou le concours L3, cette difficulté revient très souvent : il ne suffit pas d’avoir des connaissances, il faut aussi savoir les organiser.
C’est exactement là que le mind-mapping, ou carte mentale, peut devenir un outil très intéressant.
Important
- Le mind-mapping peut vous aider à organiser vos connaissances.
- Il peut faciliter la construction d’un brouillon et d’un plan.
- Il aide à mieux délimiter le sujet avant de construire la problématique.
- Il est utile pour le concours Master comme pour le concours L3.
- Il ne remplace pas l’entraînement : il doit rester un outil au service de votre raisonnement.
Dans cet article
- Pourquoi le brouillon est si important au CAPES SVT
- Deux exemples concrets : Nicolas et Samia
- Pourquoi délimiter le sujet avant de construire la problématique
- Comment utiliser le mind-mapping pour construire un plan
- Concours Master et concours L3 : quand utiliser les cartes mentales ?
- Utiliser les cartes mentales chapitre par chapitre
- Les limites du mind-mapping
Pourquoi le brouillon est si important au CAPES SVT ?
Quand vous vous entraînez aux épreuves écrites d’admissibilité ou aux épreuves orales d’admission, votre objectif est toujours le même : vous rapprocher au maximum des attentes du jury.
Ce n’est pas simple.
Il est très courant de tomber dans le hors-sujet, aux écrits comme aux oraux.
Le risque majeur, c’est de perdre du temps sur des notions qui ne vous rapporteront pas de points, au détriment de celles qui étaient réellement attendues.
L’autre chose que beaucoup de candidats redoutent, c’est la page blanche.
Ce moment de flottement où l’on se demande ce que l’on va bien pouvoir raconter, comment organiser ses idées, quel plan choisir, et parfois même ce que l’on fait là.
Nous avons tous notre propre méthode pour rédiger ce fameux brouillon :
- certains noircissent des pages et des pages de textes et d’explications ;
- certains travaillent uniquement sur les schémas bilans ;
- certains font des listes interminables de mots-clés ;
- certains rédigent un, deux, trois, parfois quatre plans différents avant de se lancer ;
- certains commencent directement par la problématique ;
- certains restent bloqués devant leur feuille pendant plusieurs minutes.
Il y a probablement autant de méthodes que de copies différentes au CAPES.
Personne d’autre que vous ne peut décider à votre place de la méthode qui correspond le mieux à votre façon de penser.
Mais une chose revient très souvent chez les candidats : le brouillon n’est pas toujours suffisant.
- Si le sujet est mal délimité, le hors-sujet se retrouve déjà dans le brouillon.
- Si les idées ne sont pas organisées, la copie sera probablement confuse.
- Si les exemples ne sont pas associés aux notions dès le départ, la rédaction risque de devenir trop vague.
La vraie question
Comment faire pour être sûr d’avoir pensé aux éléments attendus par le jury, sans partir dans des notions qui ne répondent pas au sujet ?
C’est là que le mind-mapping peut devenir très utile.
Deux exemples concrets : Nicolas et Samia
Il y a quelques années, j’ai interrogé les étudiants que j’accompagnais pour mieux comprendre leurs méthodes de brouillon.
Je leur ai posé trois questions simples :
- Quelles sont les étapes que tu réalises dans l’ordre pour commencer à rédiger ton brouillon ?
- Penses-tu que ton plan aborde l’intégralité des notions attendues dans le sujet ?
- D’après toi, est-ce que toutes les notions que tu as abordées entrent vraiment dans le sujet ?
J’ai été surprise par la diversité des méthodes.
Mais malgré ces façons de faire très différentes, beaucoup rencontraient le même problème : la difficulté à délimiter le sujet.
Le cas de Nicolas
Nicolas faisait ses brouillons de la manière suivante :
- il lisait le sujet plusieurs fois ;
- il rédigeait une introduction ;
- il rédigeait une problématique ;
- il faisait l’inventaire des notions qu’il pouvait faire entrer dans la problématique ;
- il concevait son plan ;
- il rédigeait la conclusion.
À première vue, sa méthode semblait sérieuse.
Pourtant, Nicolas avait presque toujours le sentiment d’être un peu hors-sujet sur certains aspects de sa copie.
Il avait aussi l’impression de se laisser emporter au moment de la rédaction, ce qui lui faisait perdre du temps.
Son autoanalyse était très juste.
Son plan n’était pas suffisamment détaillé au brouillon. Il devait donc ajouter des éléments au fur et à mesure de la rédaction, sans avoir assez de recul pour vérifier si tout répondait réellement au sujet.
Mais surtout, nous avons identifié un autre point important : Nicolas délimitait son sujet à partir de sa problématique, et non à partir du sujet lui-même.
Le risque
Si la problématique n’est pas parfaitement adaptée, toute la copie peut être entraînée dans une mauvaise direction.
C’est une erreur fréquente : on croit répondre au sujet, alors qu’on répond surtout à la problématique que l’on a construite trop vite.
Le cas de Samia
Samia, de son côté, expliquait sa méthode ainsi :
“Pour faire mon brouillon, je lis d’abord le sujet et je le réécris. Je définis les mots importants du sujet. Je construis ma problématique. Je rédige une introduction. Je fais une liste de mots-clés que j’organise pour créer mon plan. Dans chaque partie, je note le mot-clé et l’exemple associé. Je rédige une conclusion.”
“Je ne suis jamais sûre de mettre ce qu’il faut dans mes parties. Il me manque souvent des éléments. J’ai l’impression de perdre du temps sur mon brouillon.”
La méthode de Samia avait un point très intéressant : elle détaillait le contenu de son plan.
Elle associait un exemple à chaque notion dès le départ.
Cela lui permettait de commencer la rédaction avec une vision d’ensemble plus solide. Elle pouvait alors se concentrer davantage sur la qualité de ses phrases, la logique de sa démonstration et la clarté de sa copie.
Ce que Samia faisait bien
Elle ne se contentait pas d’une liste de mots-clés.
Elle associait déjà les notions à des exemples.
C’est très important, car une copie de CAPES ne doit pas seulement lister des connaissances : elle doit démontrer.
Mais comme beaucoup de candidats, Samia faisait son brainstorming après avoir construit sa problématique.
Or, avec le recul, je pense qu’il est souvent plus efficace de faire l’inverse.
Délimiter le sujet avant de construire la problématique
Pendant longtemps, j’ai moi aussi fonctionné ainsi : je lisais le sujet, je cherchais une problématique, puis je listais les idées qui pouvaient entrer dedans.
Mais cette méthode présente un vrai risque.
Si la problématique est trop étroite, trop large ou légèrement décalée, alors tout le brouillon peut partir dans une direction fragile.
Imaginez que vous héritez d’un terrain d’une surface inconnue sur lequel vous souhaitez construire une maison.
Est-ce que vous dessinez le plan de la maison avant de connaître la surface totale ?
Ou est-ce que vous commencez par délimiter le terrain pour savoir ce que vous pouvez vraiment construire dessus ?
Pour les épreuves du CAPES SVT, c’est exactement la même chose.
Vous êtes alors beaucoup plus sûr de répondre à la question posée par le sujet, et non à une problématique qui n’est pas toujours la bonne.
Voici un ordre de travail plus sécurisant :
- Lire attentivement le sujet.
- Réécrire le sujet si cela vous aide.
- Définir les termes importants.
- Repérer les pluriels, les singuliers, les échelles, les “et”, les “ou”.
- Identifier ce qui entre dans le sujet.
- Identifier ce qui doit être exclu.
- Lister les notions, exemples, mécanismes et schémas qui peuvent être utiles.
- Faire le tri dans ces idées.
- Construire une problématique qui englobe réellement le problème posé.
- Organiser les idées en plan détaillé.
Vous l’aurez compris : impossible de délimiter correctement le sujet si le brainstorming est trop pauvre ou trop désorganisé.
C’est précisément pour réussir cette étape que le mind-mapping peut aider.
Viser le bon plan avec le mind-mapping
Le mind-mapping consiste à organiser ses idées sous forme de carte mentale.
On place une notion centrale au milieu, puis on construit des branches avec les idées associées.
- L’objectif n’est pas de produire une belle carte.
- L’objectif est de faire apparaître les liens entre les idées.
Le mind-mapping peut vous aider à :
- organiser vos connaissances ;
- balayer plus largement le programme ;
- repérer les liens entre les chapitres ;
- faire émerger des exemples ;
- préparer des schémas utiles ;
- éviter d’oublier une grande partie du sujet ;
- repérer plus facilement les idées hors sujet ;
- construire un plan plus cohérent.
Au fur et à mesure que vous utilisez des cartes mentales, vous construisez un schéma de pensée qui vous est propre.
Vous gagnez en automatismes.
Vous savez plus rapidement où chercher les idées.
Et le jour du concours, cela peut devenir un vrai gain de temps.
Attention
Le mind-mapping n’est pas une méthode magique.
Une carte mentale ne remplace pas l’analyse du sujet, la construction d’un raisonnement ni l’entraînement.
Elle vous aide à organiser vos idées. Ensuite, il faut apprendre à les utiliser dans un vrai sujet.
Concours Master et concours L3 : pourquoi les plans restent importants
Avec la réforme du concours, les épreuves ne sont plus toutes organisées de la même manière.
Mais cela ne veut pas dire que les plans disparaissent.
Au contraire.
L’organisation des idées reste essentielle dans les deux concours.
Concours Master
Dans le concours Master, l’écrit 1 et l’oral 1 nécessitent un plan solide.
Il faut construire une synthèse, organiser ses connaissances, faire progresser le raisonnement et répondre clairement au sujet.
Le mind-mapping peut donc être utile pour préparer les brouillons d’écrit 1 et les plans d’oral 1.
Concours L3
Dans le concours L3, l’écrit 1 comporte des questions, mais il comporte aussi une synthèse.
L’oral 1 demande également de construire un exposé scientifique organisé.
Le mind-mapping peut donc aider à préparer les réponses longues, la synthèse et l’exposé oral.
Même lorsqu’une épreuve est guidée par des questions, vous devez rester capable d’organiser vos idées.
Une réponse scientifique claire n’est jamais un simple empilement de connaissances.
Elle doit suivre une logique.
Comment construire une carte mentale utile ?
Pour construire une carte mentale, commencez par écrire le mot-clé ou l’idée centrale au milieu de votre feuille.
Cela peut être :
- un chapitre ;
- une notion ;
- un mécanisme ;
- un sujet d’entraînement ;
- une partie du programme.
Ensuite, connectez des branches à partir de cette idée centrale.
Chaque branche peut correspondre à une grande idée, puis chaque sous-branche permet de préciser cette idée.
Une carte mentale peut contenir :
- les grandes notions du chapitre ;
- les définitions importantes ;
- les mécanismes ;
- les exemples ;
- les schémas à connaître ;
- les échelles d’étude ;
- les liens avec d’autres chapitres ;
- les erreurs à éviter ;
- les sujets possibles.
Vous pouvez utiliser des couleurs pour vous repérer.
Par exemple :
- une couleur par discipline ;
- une couleur par échelle ;
- une couleur pour les exemples ;
- une couleur pour les schémas ;
- une couleur pour les liens avec d’autres chapitres ;
- une couleur pour les points de vigilance.
Mais attention à ne pas tomber dans le perfectionnisme.
Une carte mentale n’a pas besoin d’être magnifique.
Elle doit être utile.
Le mind-mapping n’est pas seulement un outil de brouillon
Beaucoup de candidats pensent que la carte mentale sert uniquement le jour de l’épreuve pour construire un brouillon.
En réalité, ce n’est pas forcément son usage le plus intéressant.
La carte mentale peut surtout vous aider pendant vos révisions, chapitre par chapitre.
- Elle permet de vérifier si vous avez compris l’organisation d’une notion.
- Elle permet aussi de faire apparaître les liens entre les chapitres.
C’est pour cette raison que dans mes accompagnements, je propose aux candidats de construire une carte mentale par chapitre, quelle que soit leur formule.
Ils peuvent ensuite me les envoyer pour avis.
L’objectif n’est pas de juger la beauté de la carte.
L’objectif est de vérifier :
- si les grandes notions sont présentes ;
- si l’organisation scientifique est cohérente ;
- si certains éléments importants manquent ;
- si certaines idées sont hors sujet ;
- si les liens entre les notions sont bien construits ;
- si la carte peut vraiment aider à construire un plan.
Pourquoi cet exercice est intéressant ?
Une carte mentale montre très vite comment un candidat organise sa pensée.
On repère rapidement :
- les confusions entre notions ;
- les chapitres trop cloisonnés ;
- les liens absents ;
- les exemples oubliés ;
- les notions secondaires qui prennent trop de place ;
- les raisonnements qui pourraient conduire à un hors-sujet.
C’est donc un excellent outil de progression, avant même de rédiger une copie entière.
Comment utiliser une carte mentale pour construire un plan ?
Une fois que vous avez construit une carte mentale sur un chapitre, vous pouvez l’utiliser pour vous entraîner à construire des plans.
Voici une méthode simple :
- Placez le sujet au centre de votre feuille.
- Définissez les termes importants du sujet.
- Faites émerger les grandes branches correspondant aux axes possibles.
- Ajoutez les notions, exemples et schémas dans les branches.
- Supprimez ce qui est hors sujet.
- Regroupez les idées pour faire apparaître un plan.
- Construisez ensuite la problématique.
Cette méthode peut être utilisée pour :
- l’écrit 1 du concours Master ;
- l’oral 1 du concours Master ;
- la synthèse de l’écrit 1 du concours L3 ;
- l’exposé scientifique de l’oral 1 du concours L3 ;
- les réponses longues nécessitant un raisonnement structuré.

Carte mentale élaborée sur la thématique « Réussir son CAPES de SVT »
Exercice concret
Prenez un sujet de CAPES SVT.
Avant de rédiger la problématique, construisez une mini-carte mentale en 10 minutes.
Puis demandez-vous :
- Quelles branches répondent vraiment au sujet ?
- Quelles branches sont hors sujet ?
- Quelles idées manquent ?
- Quels exemples peuvent être utilisés ?
- Quel plan se dégage naturellement ?
Attention : construire une carte mentale n’est pas suffisant
Il faut faire attention à ne pas tomber dans le même piège qu’avec les fiches de révision.
Construire une carte mentale, ce n’est pas encore réussir un sujet.
C’est construire un outil.
Ensuite, il faut utiliser cet outil.
Une carte mentale devient vraiment utile si vous l’utilisez pour :
- vous tester ;
- reconstruire une notion de mémoire ;
- construire un plan ;
- préparer une réponse longue ;
- faire un oral blanc ;
- repérer les liens entre chapitres ;
- retravailler vos erreurs après correction.
Sinon, vous risquez simplement d’accumuler de jolies cartes mentales que vous ne consultez jamais.
Et cela n’aurait pas beaucoup plus d’intérêt qu’un classeur rempli de fiches jamais relues.
Les limites du mind-mapping
Le mind-mapping est un outil très intéressant.
Mais ce n’est pas une méthode obligatoire.
Certains candidats adorent les cartes mentales.
D’autres détestent.
Et c’est parfaitement normal.
- L’objectif n’est pas d’appliquer une méthode parce qu’elle est à la mode.
- L’objectif est de trouver un outil qui vous aide réellement à penser, organiser, mémoriser et mobiliser vos connaissances.
Il existe d’autres façons de brainstormer :
- par discipline ;
- par échelle ;
- par mécanisme ;
- par exemple ;
- par schéma ;
- par questions : qui, quoi, où, quand, comment, causes, conséquences, limites.
Le plus important n’est pas la forme du brouillon.
Le plus important est la qualité du raisonnement qu’il vous permet de construire.
Pour résumer
Le mind-mapping peut être un excellent outil pour préparer le CAPES SVT.
Il peut vous aider à :
- organiser vos connaissances ;
- visualiser les liens entre les notions ;
- délimiter un sujet ;
- éviter le hors-sujet ;
- construire un plan ;
- préparer l’écrit 1 et l’oral 1 du concours Master ;
- préparer la synthèse et l’oral scientifique du concours L3 ;
- mieux utiliser vos connaissances le jour des épreuves.
Mais l’idée n’est pas de produire de jolies cartes mentales.
L’idée est d’apprendre à mieux penser, mieux organiser et mieux répondre au sujet.

Valérie
Je lis le sujet. J’essaye de définir les mots du sujet. Je mets des flèches pour noter à quoi cela me renvoi. Si je pense à un schéma ou un exemple, je le note pour ne pas oublier. En fonction du sujet et par rapport à ce à quoi cela me fait penser je fais le plan. Je rédige l’introduction en fonction du sujet, je défini la problématique et j’annonce les différentes parties de mon développement en fonction de mon plan. Pour le plan, pour chaque partie j’essaye d’avoir au moins deux idées, chaque idée étant associé à un exemple ou un schéma ou les deux.
Le problème est qu’il faut avoir suffisamment de connaissance pour avoir un plan très détailler pour pouvoir rédiger.
Et moi j’ai un problème de rédaction, peut être par manque de connaissance et de difficulté à synthétiser.
Pour ce qui est de la carte mentale sur les sciences de la vie. Je trouve l’exercice très intéressant. Je trouve que cela permet d’établir des liens entre les différents domaines des sciences de la vie. En complétant de façon détaillé chaque branche en rajoutant les notions, les exemples, les schémas associés. Je pense que cela peut aider à avoir un fil conducteur et avec déjà une vue d’ensemble quelque soit le sujet. Pour moi la difficulté est d’avoir suffisamment de connaissance pour la compléter au mieux. Mais je pense que cela permet au cerveau de s’exercer à ouvrir et fermer des cases afin de mettre en relation les notions
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Mathilde Martin
Bonjour Valérie,
Je pense que le meilleur moyen pour vous de débloquer la situation est de vous lancer. Lancez-vous dans un plan, rédigez sans vous juger, vous vous jugerez quand vous vous autocorrigerez. Si vous jugez la quantité des connaissances que vous mettez dans votre plan avant-même de commencer à rédiger, vous posez des barrières, libérez-vous et lancez-vous. Ensuite quand vous vous corrigerez à l’aide des rapports du jury, vous pourrez faire une liste de ce qu’il vous manquait comme connaissance et les apprendre par la suite.
margot
Bonjour,
Merci pour cette méthodologie sur le brouillon qui est un atout essentiel.
Personnellement j’ai tendance a me focaliser sur les verbes et les mots clés du sujet afin de poser la problématique. La lecture de cet article me confirme que ce n’est pas la meilleur des solutions et que la problématique arrive après. Je cherche souvent également a utiliser le plan de mon propre cours afin de construire le plan de ma rédaction. Cela m’emmène souvent souvent sur le hors sujet, soit j’en fait trop, soit pas assez, mais dans tout les cas je ne colle pas avec las attendus. De plus, si jamais je n’arrive pas a me remémorer certains détails du plan, cela me fait paniquer de peur d’oublier des choses et de commettre des imprécisions.
La liste de brouillon présentée au dessus me parait bien mieux organisée que ma méthode assez floue. Merci pour ces conseils.
Ma carte mentale parait illisible, je pense avoir voulu en mettre trop et détailler beaucoup plus que nécessaire. Je trouve cet exercice intéressant mais difficile a réaliser. Le classement des notions au fur et a mesure m’amène régulièrement a tout redécaler. Un véritable méli-mélo. La carte mentale présentée ci-dessus est bien plus synthétique et clair. C’est un outil important permettant de se repérer facilement et faisant réaliser un travail de mémoire très utile.
Merci pour ces conseils.
Mathilde Martin
Bonjour Margot,
Vous avez raison, le fait de chercher à utiliser le plan de votre cours pour réaliser votre plan n’est pas la bonne option (il est mieux de s’en rendre compte maintenant que le jour J je vous rassure 🙂 ). En effet, dites-vous bien qu’apprendre par coeur un plan, des notions, des schémas, avec le temps nécessaire tout le monde peut le faire. Cela ne permet en rien de savoir si vous êtes prête et faite pour le métier ou pas donc ce n’est pas du tout ça qui vous donnera votre place au concours. Il y avait une pub à l’époque pour le Poker qui disait : l’important ce n’est pas les cartes, c’est ce que vous en faites. Au capes c’est la même chose, le jury s’en fiche du plan que votre prof a construit, c’est votre logique, votre plan à vous qui l’intéresse et croyez-moi on le voit tout de suite quand on corrige une copie lorsque c’est le plan du candidat ou le plan de quelqu’un d’autre :).
Je vous recommande à 100% de commencer vos entraînements par vous focaliser là-dessus : un sujet – une intro détaillée et un plan détaillé, jusqu’à ce que vous puissiez vous détacher de vos cours.
J’ai également l’habitude depuis le temps que j’accompagne les candidats au concours de voir que les candidats (qui se sont entraînés à faire des plans) réussissent mieux sur les sujets qu’ils ne maîtrisent pas simplement par qu’ils font l’effort de réfléchir de A à Z sur leur sujet, ils font donc une démarche complète et la transcrivent dans leur copie. Alors qu’un candidat qui maîtrise le sujet aura tendance à faire des impasses sur cette réflexion et à « balancer ce qu’il sait » dans sa copie. On restera alors sur un sujet traité en superficie et la démarche ne sera pas évidente. C’est dans ces situations-là que le candidat ne met pas en avant ses compétences et perd des points.
L’entraînement est la meilleure des solutions pour avancer sur cette problématique tout à fait normale chez la plupart des candidats !
Je vous encourage,
Mathilde
Mathilde BONIN
Je commence par lire le sujet et le reecrire. Dedans je prends les mots clés et je note a ce qu’ils me renvoient et je les definie. Generalement je fais mon plan apres en notant les exemples que j’ai en tete ou les schemas. Puis je fais mon intro et ma problematique. Souvent j’ecris egalement ma conclusion.
J’ai tendance a ne pas ectire une bonne problematique. Le plan est souvent correcte mais la problematique ne correspond pas forcement a ce que j’explique.
Il m’arrive de faire du hors sujet sur les exemples (je les melanges ou ne prends pas les bons).
Ma carte mentale est assez flou. Il y a a la fois trpp et pas assez. Je pense que c’est un bon exercice et je vais m’y entrainer. Je ne sais pas toujours quoi mettre pour un theme ou alors je cherche a en dire de trop.
Mathilde Martin
Hello Mathilde,
D’avance je peux te dire que c’est normal que ta problématique ne soit pas bonne car tu travailles au brouillon à l’envers. Il faut bien comprendre et je l’explique de manière très détaillée dans le livre (pour rebondir sur ta question de l’autre jour) que l’accroche et la problématique sont les éléments les plus importants de ta copie. Avant même ton brainstorming tu dois quasiment déjà avoir une accroche et soulevé le problème lié à ton sujet. Ton plan tu dois le concevoir d’après ta problématique après le brainstorming. Sinon tu peux être sûre que tu tombes à côté du problème que le jury te demande de résoudre.
– L’accroche est un élément précis, un exemple qui te permet de soulever le problème global posé par le sujet
– Ensuite la problématique formule ce problème sous la forme d’une question ouverte.
– Puis le plan explique les différentes étapes qui vont te permettre de le résoudre.
Si tu créés les étapes avant même d’avoir cerné le problème tu peux être sûre de tomber à côté du sujet. Donc vraiment je te recommande de commencer par là pour tes entraînements 🙂 c’est tout à fait normal au début mais quand tu auras acquis ces éléments je te promets que tu auras déjà fait un gros pas en avant vers la réussite 🙂
Pour ta carte mentale c’est la même chose c’est parce que tu n’as pas défini le problème global du sujet en amont, le faire t’aidera à cerner quoi mettre dedans 🙂