Comment rebondir après un échec au CAPES SVT ?

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Comment rebondir après un échec au CAPES SVT ?

Si vous lisez cet article, peut-être que vous venez d’apprendre que vous n’avez pas été admissible ou admis au CAPES externe de SVT cette année.

Et si c’est le cas, je veux commencer par une chose simple : je suis sincèrement désolée.

Un échec au concours, ce n’est pas juste une note ou une ligne dans un relevé de résultats.

C’est parfois une année entière de travail, d’espoir, de fatigue, d’organisation, de sacrifices et de projections qui s’effondre d’un coup.

  • Vous avez le droit d’être triste.
  • Vous avez le droit d’être en colère.
  • Vous avez le droit de trouver cela injuste.
  • Vous avez le droit d’avoir besoin de temps.
  • Mais vous n’êtes pas seul.

Et surtout, cet échec ne dit pas tout de vous.

🍋 Important

  • Un échec au CAPES SVT ne signifie pas que vous n’êtes pas fait pour enseigner.
  • De nombreux très bons professeurs ont passé le concours plusieurs fois.
  • Une note n’est pas un jugement sur votre valeur : c’est une information à analyser.
  • Avant de repartir, il faut encaisser, comprendre, puis décider.
  • Repasser le concours est une option courageuse. Changer de voie peut aussi être une décision courageuse.

Cet article complète directement mes articles sur les blocages qui freinent la préparation au CAPES, le profil de candidat et la théorie du voilier.

Dans cet article

  1. Pourquoi l’échec au CAPES SVT est fréquent
  2. Les erreurs à éviter juste après les résultats
  3. Rebondir après un échec en 6 étapes
  4. Comprendre ses notes sans se juger
  5. Décider si vous repassez le concours ou non
  6. Ce que l’échec vous a déjà appris
  7. Un exercice pour repartir plus solidement

Pourquoi l’échec au CAPES SVT est fréquent

Avant de chercher à analyser votre résultat, je tiens vraiment à vous rappeler une chose :

l’échec au CAPES SVT est fréquent.

  • Ce n’est pas une exception.
  • Ce n’est pas une honte.
  • Ce n’est pas une preuve que vous n’avez pas votre place.

Le CAPES est un concours difficile.

Il y a une part de préparation, bien sûr.

Mais il y a aussi une part liée au sujet, de gestion du temps, de fatigue, de stress, de forme le jour J, de correction, d’aléas et parfois même de chance.

On peut réduire cette part d’incertitude en se préparant sérieusement.

Mais on ne peut jamais la supprimer complètement.

🍋 Une phrase à garder

On peut se préparer très sérieusement au CAPES et ne pas réussir cette année-là.

Cela ne veut pas dire que la préparation était inutile.

Cela veut dire qu’il faut comprendre ce qui s’est joué.

J’ai accompagné des candidats qui ont réussi du premier coup.

J’ai aussi accompagné des candidats qui ont réussi après deux tentatives, trois tentatives, parfois quatre.

  • Certains étaient en reconversion professionnelle.
  • Certains avaient été éloignés de l’université pendant plus de dix ans.
  • Certains avaient de grosses lacunes en géologie.
  • Certains avaient des contraintes familiales importantes.
  • Certains vivaient avec une maladie chronique.
  • Certains avaient déjà échoué sans comprendre pourquoi.

Et pourtant, plusieurs ont fini par réussir.

Ce que cela montre

La réussite au CAPES SVT n’est pas réservée à un profil parfait.

Elle dépend surtout de votre capacité à analyser, ajuster, persévérer et reconstruire une stratégie plus efficace.


Les erreurs à éviter juste après un échec

Juste après les résultats, l’émotion est souvent très forte.

Ce n’est donc pas le meilleur moment pour prendre de grandes décisions.

Pourtant, c’est souvent là que l’on fait les choix les plus radicaux.

Erreur 1 : se réinscrire mentalement dès le lendemain

Certains candidats se disent immédiatement :

“Je repars. Je vais travailler deux fois plus.”

C’est courageux, mais parfois trop rapide.

Avant de repartir, il faut comprendre ce qui s’est passé.

Sinon, vous risquez de refaire la même année, avec plus de fatigue et les mêmes blocages.

Erreur 2 : tout remettre en question

À l’inverse, certains candidats concluent immédiatement :

“Je suis nul. Je ne suis pas fait pour ça.”

Non.

Une note, même difficile à recevoir, ne résume pas votre valeur, votre potentiel ou votre capacité à devenir professeur.

Elle doit être analysée, pas utilisée comme une condamnation.

Erreur 3 : tout changer

Changer tous les livres, toute la méthode, tout le planning, toute la stratégie, tous les supports, ce n’est pas toujours nécessaire.

Parfois, certains éléments étaient bons.

Il faut les garder.

L’objectif n’est pas de tout détruire.

L’objectif est d’identifier précisément ce qui doit être ajusté.

Erreur 4 : ne rien changer

L’autre extrême est tout aussi risqué.

Si vous refaites exactement la même préparation, avec les mêmes méthodes, les mêmes blocages et les mêmes évitements, il y a un risque de reproduire les mêmes difficultés.

Après un échec, il faut au moins un ajustement.

Même petit.


Étape 1 : encaisser la déception

La première étape, c’est d’encaisser.

Vraiment.

  • Pas de faire semblant que tout va bien.
  • Pas de vous forcer à positiver immédiatement.
  • Pas de faire un planning pour l’année prochaine dans l’heure qui suit.

Un échec, ça se digère.

Vous avez le droit de ressentir :

  • de la déception ;
  • de la colère ;
  • de l’injustice ;
  • de l’amertume ;
  • du découragement ;
  • de la honte ;
  • de la fatigue ;
  • un grand vide.

Ces ressentis sont normaux.

Ils ne doivent pas être niés.

Mais ils ne doivent pas non plus décider seuls de la suite.

Pour l’instant, votre priorité est simple : reprendre de l’air.

Quelques pistes :

  • faire un vrai break ;
  • partir quelques jours si c’est possible ;
  • vous reconnecter à vos proches ;
  • reprendre vos loisirs ;
  • prendre soin de votre corps ;
  • vous autoriser un vrai été ;
  • ne pas analyser trop vite.

Pourquoi attendre avant d’analyser ?

Parce qu’un cerveau blessé cherche souvent un coupable.

Il peut accuser votre valeur, votre parcours, votre intelligence, votre méthode, votre âge, votre légitimité.

L’analyse viendra.

Mais pas sous le choc.


Étape 2 : comprendre ses notes sans se juger

Quand vous recevrez vos notes, vous aurez peut-être une deuxième vague d’émotions.

Certaines notes peuvent faire très mal.

Mais une note n’est pas un jugement sur votre valeur.

C’est une information.

Parfois une information brutale, mais une information quand même.

🍋 Une note ne dit pas “vous êtes nul”

Une note peut dire :

  • la méthode n’était pas adaptée ;
  • la gestion du temps a bloqué ;
  • le sujet a été mal délimité ;
  • certaines notions de base étaient fragiles ;
  • la copie ne répondait pas assez au barème ;
  • le stress a empêché de mobiliser les connaissances ;
  • l’entraînement n’était pas assez proche du format attendu.

Il faut être particulièrement prudent avec les notes très basses.

Je n’aime pas beaucoup cette expression, parce qu’elle peut être très violente pour le candidat.

Mais quand une note est très en dessous de ce que vous attendiez, elle ne signifie pas forcément que vous avez un “mauvais niveau”.

Parfois, elle révèle autre chose.

Et notamment une chose que je vois souvent : des briques bancales dans les bases du collège ou du lycée.

C’est assez fréquent chez des candidats qui ont pourtant un excellent niveau dans le supérieur.

Ils maîtrisent des notions avancées, des mécanismes complexes, des connaissances de niveau licence ou master. Mais certaines bases anciennes, qu’on ne revoit presque jamais, sont restées fragiles.

Et au CAPES, cela peut coûter très cher.

Exemples de briques fragiles possibles

  • une confusion sur des notions du programme de collège ;
  • une définition de lycée utilisée de manière imprécise ;
  • un mécanisme de base jamais vraiment stabilisé ;
  • une notion de géologie vue trop rapidement ;
  • une erreur sur les échelles d’organisation ;
  • une confusion entre observation, interprétation et conclusion ;
  • une difficulté à revenir au niveau attendu par les programmes scolaires.

C’est parfois très frustrant, parce que le candidat se dit :

“Mais je connais des choses beaucoup plus complexes que ça.”

Oui.

Mais enseigner les SVT, ce n’est pas seulement connaître des notions complexes.

C’est aussi maîtriser les bases avec une grande précision.

Le CAPES peut révéler des fondations fragiles. Ce n’est pas humiliant.C’est même une information précieuse, parce qu’une fondation fragile peut être consolidée.

Pour analyser vos notes, posez-vous donc les bonnes questions :

  • Ai-je vraiment répondu au sujet ?
  • Ai-je respecté le format de l’épreuve ?
  • Ai-je manqué de connaissances ou de méthode ?
  • Ai-je eu un problème de gestion du temps ?
  • Ai-je confondu des notions de base ?
  • Ai-je suffisamment travaillé les programmes du secondaire ?
  • Ai-je su faire le lien entre niveau supérieur et niveau scolaire ?
  • Ai-je été trop superficiel ou au contraire trop hors niveau ?
  • Ai-je assez exploité les documents ou les données ?

Une fois que la note devient une information, elle devient beaucoup moins écrasante.

Elle devient un point de départ.


Étape 3 : faire l’audit de votre année

Après avoir digéré la nouvelle et pris un peu de recul, vous pouvez faire ce que j’appelle un audit de fin de saison.

Pas un procès.

Un audit.

Le but n’est pas de vous accuser.

Le but est de comprendre.

Votre audit de fin de saison

  1. Comment est-ce que je me suis préparé cette année ?
  2. Quels ont été mes points forts ?
  3. Qu’est-ce que j’ai ressenti pendant ma préparation ?
  4. Quelles difficultés ai-je rencontrées ?
  5. Comment se sont passées les épreuves écrites ?
  6. Comment se sont passées les épreuves orales ?
  7. Comment ai-je géré mon stress ?
  8. Quelles notes ai-je obtenues ?
  9. Que peuvent m’indiquer ces notes ?
  10. Étais-je proche des barres d’admissibilité ou d’admission ?
  11. Quels regrets ai-je concernant ma préparation ?
  12. Qu’est-ce qui a réellement fonctionné ?
  13. Qu’est-ce qui doit être conservé ?
  14. Qu’est-ce qui doit être modifié ?
  15. Sur quoi dois-je travailler en priorité ?

Essayez d’être complet.

Et surtout, essayez d’être juste.

Pas gentil à tout prix.

Pas cruel non plus.

Juste.

On a souvent tendance à lister tout ce qui n’a pas marché.

Mais il faut aussi repérer ce qui a tenu.

  • Vos progrès.
  • Vos efforts.
  • Vos réussites partielles.
  • Vos bonnes décisions.
  • Vos ressources efficaces.
  • Vos entraînements utiles.
Vous méritez aussi de vous jeter quelques fleurs. Pas pour nier l’échec.Mais pour repartir avec une vision plus complète de votre année.


Étape 4 : décider si vous repassez le concours

C’est probablement l’étape la plus importante.

Et il ne faut pas la brûler.

Après un échec, certains candidats disent immédiatement : “Évidemment que je le repasse, je n’ai pas fait tout ça pour rien.”

Je comprends cette réaction.

Mais ce n’est pas une raison suffisante.

La vraie question est : avez-vous encore envie de le repasser ?

Et surtout : avez-vous encore envie de devenir professeur de SVT  ?

Deux options existent vraiment

  • Je repasse le concours.
  • Je change de voie.

Les deux décisions peuvent être courageuses.

Les deux décisions peuvent être justes.

Il n’y a aucun mal à changer de voie.

En aucun cas vous n’avez perdu votre temps si votre parcours vous permet de mieux comprendre ce que vous voulez vraiment.

La vie n’est pas linéaire.

J’en suis la meilleure preuve.

En obtenant mon CAPES, j’étais destinée à enseigner devant des collégiens ou des lycéens dans un établissement.

Aujourd’hui, les aléas de la vie et ma maladie font que j’enseigne à distance à des lycéens et à de futurs professeurs de SVT passionnés.

Et je m’éclate.

Changer de voie n’est pas forcément abandonner.Parfois, c’est simplement choisir un chemin plus juste pour soi.

Pour vous aider à décider, posez-vous ces questions.

Votre projet professionnel

  • Est-ce que je souhaite toujours enseigner devant des élèves ?
  • Est-ce que la flamme est toujours là ?
  • Qu’est-ce qui m’attire dans ce métier ?
  • Est-ce que ces éléments existent aussi dans d’autres métiers ?
  • Est-ce que j’accepte encore les conséquences du concours : stage, affectation, mobilité, cadre institutionnel ?

Votre énergie

  • Ai-je l’énergie de repartir pour une année ?
  • Ai-je besoin d’une vraie pause avant de décider ?
  • Qu’est-ce que cette nouvelle préparation me coûterait ?
  • Qu’est-ce qu’elle pourrait m’apporter ?
  • Quelles conditions seraient nécessaires pour ne pas me détruire dans cette nouvelle année ?

Votre motivation profonde

  • Est-ce que je veux repasser le concours par envie ou par peur d’avoir perdu mon temps ?
  • Est-ce que je veux encore être professeur ?
  • Est-ce que je me projette avec joie ou seulement avec pression ?
  • Est-ce que je serais soulagé d’arrêter ?
  • Est-ce que j’aurais des regrets si je ne retentais pas ?

Petit exercice de projection

Imaginez deux scénarios.

  1. Vous repartez pour une nouvelle préparation au CAPES SVT.
  2. Vous ouvrez une autre voie professionnelle.

Dans quel scénario sentez-vous le plus de paix intérieure ?

Dans quel scénario sentez-vous le plus de regret ?

Dans quel scénario sentez-vous le plus d’élan ?

Après cette réflexion, certains d’entre vous repasseront le concours.

D’autres partiront vers d’autres horizons.

Dans les deux cas, votre décision peut être belle, courageuse et juste.


Étape 5 : si vous continuez, changez quelque chose

Si vous décidez de repasser le concours, je vous conseille de partir avec une phrase en tête :

0 % regrets, 100 % progrès.

Cela ne veut pas dire que vous allez tout réussir parfaitement.

Cela veut dire que vous allez construire une préparation plus consciente.

Plus ajustée.

Plus stratégique.

🍋 Pour repartir solidement

  • Reposez-vous vraiment avant de reprendre.
  • Identifiez ce qui a fonctionné cette année.
  • Identifiez ce qui n’a pas fonctionné.
  • Gardez les bons outils.
  • Changez ce qui doit l’être.
  • Construisez un nouveau planning réaliste.
  • Ajoutez des entraînements plus réguliers.
  • Retravaillez les bases fragiles.
  • Prévoyez des temps de récupération.
  • Acceptez de demander de l’aide si nécessaire.

Ce que je vous déconseille fortement :

  • repartir sans pause ;
  • travailler deux fois plus sans changer la méthode ;
  • refaire exactement le même planning ;
  • négliger les écrits parce que vous avez déjà travaillé cette année ;
  • attendre les oraux pour préparer les oraux ;
  • oublier de consolider les bases du secondaire ;
  • vous comparer sans arrêt aux candidats qui découvrent le concours.


Étape 6 : reconnaître ce que cette année vous a déjà appris

Une année qui se termine par un échec n’est pas forcément une année perdue.

Je sais que cette phrase peut être difficile à entendre juste après les résultats.

Mais avec le recul, elle est souvent vraie.

Cette année vous a peut-être appris :

  • comment fonctionne le concours ;
  • à quoi ressemblent les sujets ;
  • ce que le jury attend ;
  • quelles sont vos forces ;
  • quelles sont vos fragilités ;
  • comment vous réagissez au stress ;
  • quelles méthodes ne vous conviennent pas ;
  • quels chapitres doivent être repris ;
  • quels formats d’épreuve vous mettent en difficulté ;
  • ce que vous voulez vraiment.

Ce sont des informations précieuses.

Elles peuvent vous aider à repartir avec une longueur d’avance.

À condition de les utiliser.

Exemples de rebonds possibles

  • Un candidat échoue à l’admissibilité et comprend qu’il doit travailler la méthodologie avant d’accumuler plus de connaissances.
  • Une candidate admissible mais non admise comprend que l’oral demande une vraie préparation de posture et de communication.
  • Un candidat en reconversion comprend qu’il doit reprendre les bases de géologie avant de viser les notions avancées.
  • Une candidate épuisée comprend que son problème n’était pas son niveau, mais une préparation sans récupération.
  • Un candidat très solide scientifiquement comprend qu’il doit revenir aux programmes du secondaire pour mieux enseigner les notions.

L’échec devient vraiment utile à partir du moment où il se transforme en information.

Puis en décision.

Puis en action.


Un mot si vous avez déjà échoué plusieurs fois

Si ce n’est pas votre premier échec, la douleur peut être différente.

  • Plus lourde.
  • Plus ancienne.
  • Plus difficile à expliquer aux autres.

Vous pouvez avoir l’impression que cet échec confirme une histoire que vous redoutez : “Je n’y arriverai jamais.”

Mais là encore, il faut être prudent.

Plusieurs échecs ne signifient pas forcément que vous êtes incapable d’y arriver.

Ils signifient qu’il faut analyser plus finement.

Questions importantes

  • Ai-je changé quelque chose entre mes différentes tentatives ?
  • Ai-je reçu des retours précis sur mes productions ?
  • Ai-je vraiment travaillé les épreuves dans leur format ?
  • Ai-je consolidé mes bases fragiles ?
  • Ai-je préparé les oraux suffisamment tôt ?
  • Ai-je travaillé seul alors que j’aurais eu besoin d’un cadre ?
  • Ai-je continué avec une méthode qui ne me convenait pas ?

Si vous avez déjà tenté plusieurs fois le concours, la question n’est pas seulement : “Est-ce que je dois encore essayer ?”

C’est aussi : “Qu’est-ce qui doit vraiment changer si je retente ?”

Et parfois, la réponse est très précise.

Pas tout.

Mais une ou deux choses essentielles.


Un exercice pour rebondir après un échec au CAPES SVT

Prenez une feuille et remplissez ce tableau.

Ce que je constate Ce que cela peut m’apprendre Ce que je garde Ce que je change
Ma note à une épreuve est très éloignée de ce que j’espérais. Il faut identifier si le problème vient des bases, de la méthode, du format ou du stress. Les chapitres ou compétences déjà solides. La façon d’analyser les sujets et de m’entraîner.
J’ai manqué de temps. Je dois travailler le format de l’épreuve et la gestion du brouillon. Mes connaissances utiles. Des entraînements chronométrés plus réguliers.
J’ai eu du mal à mobiliser mes connaissances. Je connais peut-être des choses, mais je ne les utilise pas encore assez en situation. Les ressources qui m’ont aidé à comprendre. Plus d’entraînements, de cartes mentales, de questions actives.
Je suis épuisé. Mon rythme n’était peut-être pas tenable. Ma motivation et ma régularité. Un planning avec récupération réelle.

Puis écrivez une phrase simple :

“Si je recommence, je ne veux plus avoir le regret de…”

Complétez-la.

Par exemple :

  • ne pas m’être entraîné assez tôt ;
  • avoir négligé la géologie ;
  • avoir ignoré les oraux ;
  • avoir travaillé sans pause ;
  • avoir évité les sujets qui me faisaient peur ;
  • avoir laissé une note définir ma valeur.

Puis transformez cette phrase en action.

Votre objectif :0 % regrets, 100 % progrès.

Pas une année parfaite.

Une année mieux construite.


Un peu de coaching pour vous remettre sur pied

 

Après un échec, il est parfois très difficile d’analyser seul ce qui s’est joué parce qu’on a du mal à prendre du recul.

On peut être trop dur avec soi-même.

  • Ou au contraire ne pas voir le vrai point de blocage.
  • On peut penser que le problème vient des connaissances, alors qu’il vient de la méthode.
  • Ou penser que le problème vient de l’oral, alors que les bases scientifiques n’étaient pas assez solides.
Dans mes accompagnements, j’aide les candidats à faire ce travail de recul :

  • comprendre ce qui a bloqué ;
  • identifier les priorités ;
  • construire une nouvelle stratégie ;
  • consolider les connaissances ;
  • reprendre les bases si nécessaire ;
  • travailler la méthode ;
  • reprendre confiance progressivement.

Mais que vous soyez accompagné ou non, l’essentiel est de ne pas repartir en pilote automatique.

Après un échec, il faut reprendre la main sur votre préparation.


Pour résumer

Un échec au CAPES SVT est douloureux.

Mais il peut devenir utile si vous prenez le temps de le transformer en information.

Pour rebondir :

  1. Encaissez la déception.
  2. Analysez vos notes sans vous juger.
  3. Faites l’audit de votre année.
  4. Décidez si vous voulez repasser le concours ou non.
  5. Si vous continuez, changez au moins une chose importante.
  6. Identifiez ce que cette année vous a déjà appris.

Vous n’avez pas échoué parce que vous n’avez aucune valeur.

Vous avez rencontré un résultat difficile dans un concours exigeant.

La suite doit se construire avec lucidité, douceur et stratégie.

 

Rebondir apres un echec au CAPES SVT

 

7 Responses

    • Mathilde Martin

      Merci du fond du coeur Priscilla ! Je suis super contente qu’il te plaise ! 😀

  1. claire

    Merci beaucoup pour cet article. Je ne passe pas le CAPES d’SVT mais d’Histoire-géo et c’est le même combat… L’échec fait très mal surtout quand on a tout donné quitte à ne presque pas prendre de temps pour soi et à vouloir ce concours plus que tout… Votre article me redonne un peu le moral !
    belle journée à vous.

    • Mathilde Martin

      Bonjour Claire,

      Je suis sincèrement navrée pour votre Capes d’histoire géo, vous avez tout à fait raison mais dites vous bien que si vous voulez ce concours, vous l’aurez ! La seule chose à faire c’est de remettre en question vos méthodes, vos entraînements pour repartir avec un nouveau plan d’action pour l’année prochaine 🙂

      Je vous souhaite le meilleur !

      Bien à vous,

      Mathilde

  2. Athénaïs Morelon

    Bonjour !

    J’ai suivi les différentes questions pour faire le point. J’ai un peu de mal avec certaines questions, j’ai quelques doutes depuis un moment. Mes enseignants m’ont dit que je devrais me ré-orienter d’aller vers un concours moins « compliqué », ce qui me laisse des doutes.

    Pendant les épreuves j’ai eu l’impression qu’elles se passaient bien, mais j’ai eu 5,46 et 7,37 (12,83) et il fallait 18,33 pour être admis.

    Je souhaite mieux m’organiser dans mes révisions, j’ai commander votre livre pour avoir un fil directeur en plus de mes enseignants. Je vais redoubler mon M1 et je vais devoir trouver un travail, alors je ne sais pas comment m’organiser au mieux.

    Bonne journée !

    • Mathilde Martin

      Bonjour Athénaïs,

      Je comprends votre situation mais je suis convaincue d’une chose depuis toujours : seuls vos ressentis ont leur place dans cet exercice et cette décision. Ce ne sont pas vos enseignants qui prépareront le CAPES cette année mais vous. Je fais partie de ces étudiants, de ces élèves à qui de nombreux profs ont dit « tu n’y arriveras jamais ». Personne n’a cru que je pouvais obtenir le CAPES que j’ai obtenu. Quand ils ont vu que je l’ai eu en M1 avec une note de 20/20 en oral, beaucoup n’y ont pas cru.

      Vous êtes en M1 si j’ai bien compris, je ne peux pas m’avancer car je ne connais pas votre méthode de travail et je n’ai pas vu vos copies mais les notes que vous avez eu sont des notes tout à fait normales pour des candidats de M1 je vous rassure. Elles ne sont pas catastrophiques au point où je me dis « wouah elle n’y arrivera jamais ».

      Je pense que vos notes reflètent deux choses qu’il va falloir prendre en compte si vous retentez le concours :
      – Une méthode de révision pas adaptée : idem pour la méthode des écrits. Je pense que c’est un point sur lequel vous devrez travailler en entraînement cette année et mon livre pourra vous aider à mieux comprendre les attentes du jury dans ce sens.
      – Une meilleure organisation : prendre le temps de s’entraîner beaucoup (beaucoup plus que les quelques capes blancs qu’ils proposent en fac, il faudrait avoir refait toutes les annales depuis 2014 (cette version du concours)) et bien prendre du recul sur vos compétences pour mieux réussir à les faire apparaître sur vos copies.

      N’oubliez pas que cette année, il n’y avait pas d’admissibilité. En temps normal, la barre d’admissibilité est à 7,5/20 environ. Vous vous avez eu 6,4/20 donc il ne manque pas grand chose pour viser une admissibilité. Ensuite il faudra faire vos preuves aux oraux mais pour ça ce sont des révisions différentes et une organisation différente.

      Sincèrement vis à vis de vos doutes voici ce que je vous recommande de faire :

      – Posez vous les bonnes questions :

      Est-ce que vous voulez vraiment faire ce métier ? Est-ce que vous vous sentez motivée pour recommencer une année de préparation au concours ? Est-ce qu’un autre concours vous attire ?

      Le capes c’est comme le permis de conduire (en plus compliqué), vous pouvez le passer autant de fois que vous voulez à partir du moment où vous avez un master. Si vous ne voulez pas tout faire d’un coup pour le capes donnez tout pour obtenir le master ensuite le capes sera l’objectif (parfois certaines facs conditionnent le passage en m2 à l’obtention du concours mais ce n’est pas le cas pour toutes il faut se renseigner).

      Le plus important c’est de vous demander ce que vous voulez vraiment faire comme métier. Le capes est une formalité administrative (complexe je vous l’accorde) mais ce n’est pas une fin en soi. Si vous doutez de vouloir enseigner alors il faut prendre le temps de bien réfléchir à cela pour éviter de vous épuiser à passer un concours pour quelque chose qui vous rendra malheureuse. Au contraire si vous pensez que c’est LE métier qui vous rendra heureuse, alors concentrez-vous sur vos révisions, détachez-vous de ce qu’ils disent à la fac et donnez-vous le temps d’y arriver. Il y a des supers profs qui mettent 3 ou 4 essais pour l’avoir et qui finissent par l’obtenir, et alors ? Au bout ils sont heureux, ils font le métier qui les rend heureux et c’est le principal :). Tout ce que vous faites pour préparer le concours, les années passées ne sont pas perdues, c’est un investissement pour votre métier. L’objectif est qu’il soit rentable et que vous trouvez le bonheur en exerçant ce métier par la suite. Si vous n’en êtes pas sûre, c’est là qu’il faut se poser la question de la rentabilité de cet investissement 🙂

      Mais en aucun cas, ce ne doit être des profs qui décident pour vous ! La base dans l’enseignement c’est de ne pas mettre des élèves dans des cases. Il y a 75% d’échec au concours en temps normal (hors covid), après un échec comme le vôtre on ne peut pas vous enfermer dans une case comme ils le font ou alors c’est qu’ils pensent que vous n’avez pas la bonne méthode de travail et si c’est le cas, une méthode ça se change c’est pour ça que je propose cet exercice de remise en question. Pour repartir avec des autres façons de faire et du coup retenter autrement :).

      Je vous envoie plein de courage !

      • Athénaïs Morelon

        Merci pour ce retour qui m’a fait chaud au coeur. ^^
        L’enseignement est bien ce que je veux faire, je l’ai découvert quand j’ai pris pas mal de recul pour savoir ce que je voulais réellement faire de ma vie (2 réorientations…).
        Je vais essayer de passer le CAPET l’année prochaine, vue que je suis issue d’un bac STL et que je m’éclatais, je vais me préparer au CAPES et passer le CAPET en même temps (vue que les révisions de STL sont inclus dans le CAPES SVT).

        Bonne journée et merci encore ! j’ai hâte de découvrir votre livre !

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