Optimiser son profil de candidat pour le CAPES

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Comment optimiser son profil de candidat pour réussir le CAPES SVT ?

Quand on prépare le CAPES externe de SVT, on pense souvent aux connaissances, aux livres, aux fiches, aux annales, aux plans, aux schémas et aux entraînements.

Et c’est normal.

Mais il y a un autre élément qui joue énormément dans une préparation au concours : votre profil de candidat.

  • Votre façon de réagir au stress.
  • Votre manière de travailler.
  • Votre rapport aux erreurs.
  • Votre capacité à passer à l’action.
  • Votre tendance à vous comparer aux autres.
  • Votre confiance en vous, ou au contraire votre impression de ne jamais être assez prêt.

Tout cela influence votre préparation.

Et la bonne nouvelle, c’est que ce profil n’est pas figé.

🍋 Important

  • Il n’existe pas un seul “bon” profil de candidat.
  • Chaque profil a des forces et des fragilités.
  • Le stress n’est pas toujours un ennemi : il peut aussi signaler un besoin d’ajustement.
  • La confiance utile n’est pas forcément la confiance en soi, mais la confiance dans sa méthode et sa capacité à rebondir.
  • Votre objectif n’est pas de devenir un autre candidat, mais de construire un profil plus solide, plus lucide et plus régulier.

Dans cet article, nous allons reprendre plusieurs idées déjà abordées sur le blog, notamment dans mes articles sur
le mind-mapping, la théorie du voilier et les oraux du CAPES comme entretien d’embauche.

 

Dans cet article

  1. Pourquoi votre profil de candidat compte autant que votre planning
  2. Les grands profils de candidats au CAPES SVT
  3. Le candidat sûr de lui
  4. Le candidat observateur
  5. Le candidat stressé et défaitiste
  6. Le candidat dispersé
  7. Le candidat qui se compare sans arrêt
  8. Comment prendre le meilleur de chaque profil
  9. Un exercice pour construire votre propre stratégie

Pourquoi votre profil de candidat compte autant que votre planning

Quand on prépare un concours, on aime bien croire que tout repose sur un planning.

Si le planning est bon, alors tout ira bien.

En réalité, ce n’est pas si simple.

Un même planning peut fonctionner très bien pour un candidat et devenir complètement invivable pour un autre.

Pourquoi ?

Parce que nous n’avons pas tous la même manière de gérer :

  • la pression ;
  • la fatigue ;
  • les retards ;
  • les échecs ;
  • les entraînements difficiles ;
  • les retours critiques ;
  • les moments de doute ;
  • les comparaisons avec les autres candidats.

Votre profil de candidat influence donc directement votre façon de travailler.

🍋 Le vrai objectif

Il ne s’agit pas de devenir le candidat parfait.

Il s’agit de mieux comprendre votre fonctionnement pour éviter que vos fragilités ne prennent toute la place dans votre préparation.

J’ai rencontré beaucoup de profils différents chez les candidats.

Et je me suis moi-même retrouvée dans plusieurs de ces profils selon les périodes de ma vie.

  • Parfois sûre de moi.
  • Parfois observatrice.
  • Parfois complètement défaitiste.
  • Parfois dispersée.
  • Parfois en comparaison permanente.

C’est pour cela que je peux vous le dire avec conviction : aucun profil n’est condamné à ne jamais évoluer.

Mais chaque profil doit apprendre à se connaître.


Les grands profils de candidats au CAPES SVT

Quelques jours avant les épreuves du concours, on voit très vite apparaître plusieurs profils.

Il y a les candidats qui se sentent prêts.

  • Ceux qui attendent de voir.
  • Ceux qui paniquent.
  • Ceux qui ont trop travaillé.
  • Ceux qui n’ont pas assez osé s’entraîner.
  • Ceux qui connaissent beaucoup de choses mais n’arrivent pas à les utiliser.
  • Ceux qui regardent les autres et se disent qu’ils sont forcément moins bons.

Et souvent, nous ne sommes pas un seul profil.

Nous sommes un mélange.

Important

Les profils décrits dans cet article sont volontairement amplifiés pour vous aider à vous reconnaître.

Vous n’êtes probablement pas “seulement” l’un d’entre eux.

Vous êtes peut-être 40 % observateur, 30 % stressé, 20 % dispersé et 10 % sûr de vous.

Et c’est justement ce mélange qui est intéressant à comprendre.

L’objectif n’est pas de vous coller une étiquette.

L’objectif est de repérer :

  • ce qui vous aide ;
  • ce qui vous freine ;
  • ce qui vous épuise ;
  • ce qui vous met en action ;
  • ce qui vous fait perdre confiance ;
  • ce qui peut devenir une force si vous l’utilisez mieux.

Profil 1 : le candidat sûr de lui

Le candidat sûr de lui arrive souvent avec une énergie impressionnante.

  • Il sait pourquoi il est là.
  • Il a un objectif clair.
  • Il se projette déjà dans le métier.
  • Il se dit qu’il va tout donner et que, franchement, il a ses chances.

Et il a raison d’avoir confiance.

La confiance est une vraie force dans un concours.

Ce que ce profil peut se dire

  • “Je travaille sérieusement, donc ça devrait passer.”
  • “J’ai un bon niveau scientifique.”
  • “Je suis plutôt à l’aise à l’oral.”
  • “Je connais mes points forts.”
  • “Je vais réussir à gérer le concours.”

Son avantage majeur est évident : il ose avancer.

  • Quand un entraînement se passe mal, il peut plus facilement se remettre en selle.
  • Quand il prend du retard, il ne remet pas forcément toute sa valeur en question.
  • Quand il arrive devant une épreuve, il ne part pas battu d’avance.

Et ça, c’est précieux.

Mais ce profil a aussi ses pièges.

Le candidat sûr de lui peut parfois manquer de recul.

  • Il peut sous-estimer certaines difficultés.
  • Il peut penser que son niveau scientifique suffira.
  • Il peut négliger la méthodologie, les rapports du jury ou les entraînements.
  • Il peut aussi avoir du mal à accepter un retour critique, surtout s’il a toujours plutôt bien réussi jusque-là.

⚠️ Son risque principal

Confondre confiance et absence de remise en question.

Or au CAPES SVT, la confiance est utile seulement si elle reste associée à la lucidité.

Pour optimiser ce profil, il faut développer :

  • l’analyse critique de ses productions ;
  • l’écoute des retours ;
  • la lecture attentive des rapports du jury ;
  • l’entraînement en conditions réelles ;
  • la capacité à reconnaître ses zones fragiles ;
  • l’humilité scientifique.
Le bon objectif pour ce profil :garder l’élan et la confiance, mais ajouter du recul, de la méthode et une vraie capacité d’ajustement.


Profil 2 : le candidat observateur

Le candidat observateur ne se précipite pas.

  • Il analyse.
  • Il compare.
  • Il réfléchit.
  • Il aime comprendre avant d’agir.
  • Il observe les sujets, les rapports, les méthodes, les conseils, les autres candidats.
  • Il préfère tester avant de tirer des conclusions.

C’est un profil très intéressant, car il a souvent beaucoup de recul.

Ce que ce profil peut se dire

  • “Je préfère attendre d’avoir bien compris avant de me lancer.”
  • “Je vais d’abord analyser les attentes.”
  • “Je ne sais pas encore si je suis prêt.”
  • “Je veux faire les choses correctement.”
  • “Il me manque encore des informations pour décider.”

Son grand point fort est sa lucidité.

  • Il connaît souvent assez bien ses points forts et ses points faibles.
  • Il sait repérer les attentes.
  • Il prend le temps d’observer une situation avant d’agir.
  • Il ne se positionne pas trop vite.
  • Il a souvent une attitude plus posée face aux difficultés.

Mais son piège, c’est le passage à l’action.

À force d’observer, il peut attendre trop longtemps.

  • Il peut reporter les entraînements.
  • Il peut hésiter au brouillon.
  • Il peut perdre beaucoup de temps à choisir un plan.
  • Il peut vouloir être sûr avant d’essayer.

Or, dans une préparation au CAPES, il faut accepter de tester avant d’être totalement prêt.

⚠️ Son risque principal

Rester trop longtemps dans l’analyse et repousser l’entraînement.

Mais un concours ne se prépare pas uniquement en comprenant les attentes.

Il se prépare aussi en se confrontant aux sujets.

Pour optimiser ce profil, il faut travailler :

  • le passage à l’action ;
  • les entraînements courts ;
  • les décisions rapides au brouillon ;
  • la gestion du temps ;
  • l’acceptation de produire quelque chose d’imparfait ;
  • la confiance dans sa capacité à ajuster après coup.
Le bon objectif pour ce profil :garder le recul et la finesse d’analyse, mais apprendre à produire, tester, se tromper et corriger plus vite.


Profil 3 : le candidat stressé et défaitiste

Ce profil, je le connais bien (c’était longtemps le mien et je travaille quotidiennement avec des candidats qui ont une part de ce profil).

C’est le candidat qui travaille beaucoup, parfois énormément, mais qui a constamment l’impression de ne pas en faire assez.

Il peut avoir des classeurs complets, des fiches, des plannings, des livres annotés, des objectifs partout.

Mais au fond, il se dit :

“Je n’y arriverai jamais.”

Il est très impliqué.

Très motivé.

Souvent très exigeant.

Et pourtant, il se sent presque toujours en retard, insuffisant ou illégitime.

Ce que ce profil peut se dire

  • “Je suis trop en retard.”
  • “Les autres sont sûrement meilleurs.”
  • “Je ne retiens rien.”
  • “Je vais tout oublier le jour J.”
  • “Je ne suis pas assez bon en géologie.”
  • “Je travaille, mais ça ne suffit jamais.”
  • « Je n’ai pas confiance en moi »

Ce profil a pourtant des qualités énormes.

  • Il a souvent une capacité de travail impressionnante.
  • Il est sérieux.
  • Il veut bien faire.
  • Il est capable de s’investir profondément.
  • Il a une vraie exigence.

Quand il est mis en confiance, il peut progresser très vite.

Mais son exigence peut se transformer en violence contre lui-même.

  • Il ne s’autorise pas l’erreur.
  • Il transforme chaque difficulté en preuve qu’il n’est pas fait pour ce concours.
  • Il confond parfois une mauvaise copie avec une incapacité personnelle.
  • Il peut s’épuiser, procrastiner par peur de mal faire, ou éviter les entraînements parce qu’ils risquent de confirmer ses peurs.

⚠️ Son risque principal

Transformer le perfectionnisme en blocage.

Le problème n’est pas d’être exigeant.

Le problème est de ne pas s’autoriser à progresser par l’erreur.

Pour optimiser ce profil, il faut travailler :

  • l’entraînement progressif ;
  • la tolérance à l’erreur ;
  • la récupération ;
  • la confiance dans la progression plutôt que la confiance en soi ;
  • la distinction entre rigueur et perfectionnisme ;
  • la capacité à regarder ses réussites autant que ses manques.
Le bon objectif pour ce profil : garder la rigueur, la motivation et la capacité de travail, mais apprendre à remplacer la dureté par une méthode plus constructive.

Profil 4 : le candidat dispersé

Le candidat dispersé veut bien faire.

  • Il a de l’énergie.
  • Il a souvent beaucoup d’idées.
  • Il ouvre plusieurs livres.
  • Il commence plusieurs fiches.
  • Il regarde plusieurs vidéos.
  • Il rejoint plusieurs groupes.
  • Il télécharge plusieurs documents.
  • Il commence un planning, puis un autre, puis un troisième.
  • Il ne manque pas de motivation.

Mais il a du mal à garder une direction claire.

Ce que ce profil peut se dire

  • “Je vais d’abord regarder toutes les ressources disponibles.”
  • “Cette méthode a l’air bien aussi.”
  • “Je vais reprendre mon planning autrement.”
  • “Je ne sais pas par quoi commencer.”
  • “J’ai travaillé toute la journée, mais je ne sais pas vraiment ce que j’ai retenu.”

Son avantage, c’est la curiosité.

  • Il peut faire des liens.
  • Il est ouvert.
  • Il cherche des solutions.
  • Il ne reste pas bloqué sur une seule méthode.

Mais son risque est de confondre mouvement et progression.

  • Il peut passer beaucoup de temps à chercher comment travailler, sans vraiment travailler les contenus essentiels.
  • Il peut multiplier les supports sans construire de continuité.
  • Il peut se fatiguer dans l’organisation sans passer assez de temps dans l’apprentissage actif et l’entraînement.

⚠️ Son risque principal

S’éparpiller dans les ressources et perdre de vue les priorités du concours.

La préparation devient alors très active en apparence, mais pas toujours efficace.

Pour optimiser ce profil, il faut travailler :

  • la hiérarchisation ;
  • le choix d’un nombre limité de ressources ;
  • des objectifs courts ;
  • un suivi hebdomadaire ;
  • des routines simples ;
  • l’entraînement sur des productions concrètes.
Le bon objectif pour ce profil :garder la curiosité et la créativité, mais construire un cadre plus stable pour transformer l’énergie en progression réelle.


Profil 5 : le candidat qui se compare sans arrêt

Ce profil est très fréquent.

Il peut être amplifié par les groupes de préparation, les conversations entre candidats, les réseaux sociaux, les messages Discord, les classements, les statistiques, les témoignages de réussite.

Le candidat qui se compare regarde beaucoup les autres.

Il regarde leur rythme.

  • Leurs fiches.
  • Leurs connaissances.
  • Leur aisance.
  • Leurs résultats blancs.
  • Leur façon de parler.

Et souvent, il en tire une conclusion douloureuse :

“Je suis en retard.”

“Je suis moins bon.”

“Je n’ai pas leur niveau.”

Ce que ce profil peut se dire

  • “Elle a déjà fini tout le programme de géologie.”
  • “Lui, il a l’air tellement à l’aise à l’oral.”
  • “Je n’ai pas fait autant d’annales que les autres.”
  • “Ils utilisent des livres que je n’ai même pas ouverts.”
  • “Tout le monde a l’air plus prêt que moi.”

Son avantage, c’est qu’il cherche des repères.

Il veut comprendre où il se situe.

Il observe les stratégies des autres.

Cela peut parfois être utile.

Mais la comparaison devient vite toxique si elle remplace l’auto-évaluation.

Les autres candidats n’ont pas votre parcours.

  • Pas vos contraintes.
  • Pas votre niveau de départ.
  • Pas votre santé.
  • Pas votre emploi du temps.
  • Pas votre manière d’apprendre.
  • Pas vos objectifs intermédiaires.

⚠️ Son risque principal

Construire sa préparation à partir de la trajectoire des autres.

Or votre stratégie doit partir de votre profil, de vos besoins et de vos contraintes.

Pour optimiser ce profil, il faut travailler :

  • l’auto-évaluation ;
  • le suivi de ses propres progrès ;
  • la limitation des comparaisons inutiles ;
  • la définition d’objectifs personnels ;
  • le recul face aux groupes et réseaux ;
  • la capacité à transformer une comparaison en information utile.
Le bon objectif pour ce profil :arrêter de demander “où en sont les autres ?” et commencer à demander “quelle est ma prochaine étape utile ?”


Et si on prenait le meilleur de chaque profil ?

Aucun profil n’est parfait.

Mais chaque profil contient quelque chose d’utile.

L’idée n’est donc pas de supprimer votre fonctionnement.

L’idée est de l’équilibrer.

Profil À garder À surveiller
Sûr de lui L’élan, l’audace, la capacité à rebondir. Le manque de recul ou d’humilité méthodologique.
Observateur La lucidité, l’analyse, la capacité à comprendre les attentes. L’hésitation et la difficulté à passer à l’action.
Stressé L’implication, la rigueur, la capacité de travail. Le perfectionnisme, la peur de l’erreur, l’épuisement.
Dispersé La curiosité, l’énergie, la créativité. L’éparpillement et la multiplication des ressources.
Comparatif La recherche de repères et d’amélioration. La perte de confiance et l’oubli de sa propre trajectoire.

Le profil idéal n’est donc pas le candidat qui ne stresse jamais.

Ce n’est pas non plus le candidat qui travaille quinze heures par jour.

Ni celui qui sait tout.

Ni celui qui coche toutes les cases.

Le profil le plus solide est souvent un candidat :

  • lucide ;
  • régulier ;
  • capable de se remettre en question ;
  • capable de passer à l’action ;
  • capable de faire des erreurs et de les exploiter ;
  • capable de se recentrer sur ses priorités ;
  • capable de continuer malgré le doute.

🍋 La phrase à retenir

Le but n’est pas de ne plus jamais douter.

Le but est de ne plus laisser le doute décider à votre place.


3 astuces pour optimiser votre profil de candidat

Astuce 1 : comprendre votre profil actuel

Avant d’optimiser votre profil, il faut faire un état des lieux.

Posez-vous quelques questions simples :

  • Quel profil me ressemble le plus aujourd’hui ?
  • Est-ce le même profil que d’habitude ?
  • Qu’est-ce qui est lié à mon caractère ?
  • Qu’est-ce qui est lié à ma fatigue actuelle ?
  • Qu’est-ce qui est lié à ma méthode de travail ?
  • Qu’est-ce qui est lié à un échec précédent ?

Votre profil peut changer selon les périodes.

Vous pouvez être assez confiant en septembre, dispersé en novembre, défaitiste en janvier, observateur après les écrits, puis à nouveau stressé avant les oraux.

Ce n’est pas grave.

L’important est de le repérer.

Télécharger ma feuille de travail

 

Astuce 2 : choisir des actions adaptées à vos fragilités

Tous les candidats n’ont pas besoin de la même chose.

Un candidat dispersé n’a pas besoin du même type d’aide qu’un candidat bloqué par le perfectionnisme.

Un candidat observateur n’a pas besoin du même objectif qu’un candidat sûr de lui.

Voici quelques pistes.

Si vous êtes très stressé

  • Travaillez avec des entraînements courts et progressifs.
  • Planifiez des temps de récupération.
  • Faites de la cohérence cardiaque ou des exercices de respiration.
  • Notez aussi vos réussites, pas seulement vos retards.
  • Transformez votre perfectionnisme en rigueur grâce aux corrections.

Si vous êtes trop observateur

  • Fixez une limite de temps pour analyser un sujet.
  • Faites des plans en 20 minutes.
  • Acceptez de produire une première version imparfaite.
  • Planifiez des créneaux “action”, pas seulement “analyse”.
  • Utilisez les corrections pour ajuster après coup.

Si vous êtes dispersé

  • Choisissez un nombre limité de ressources.
  • Définissez un objectif prioritaire par semaine.
  • Faites un point tous les vendredis ou dimanches.
  • Arrêtez de changer de méthode tous les trois jours.
  • Mesurez ce que vous avez réellement produit.

Si vous vous comparez trop

  • Réduisez votre exposition aux groupes qui vous stressent.
  • Suivez vos propres indicateurs de progression.
  • Notez ce que vous avez compris cette semaine.
  • Comparez-vous à votre version d’il y a un mois, pas aux autres.
  • Rappelez-vous que vous ne voyez jamais toute la réalité du travail des autres.

Astuce 3 : faire le point régulièrement

Votre profil évolue.

Votre niveau évolue.

Votre fatigue évolue.

Votre confiance évolue.

Votre préparation doit donc évoluer aussi.

Je vous conseille de réserver un créneau de 30 minutes chaque semaine pour faire le point.

Votre bilan hebdomadaire

  • Qu’est-ce que j’ai vraiment travaillé cette semaine ?
  • Qu’est-ce qui m’a fait progresser ?
  • Qu’est-ce qui m’a épuisé inutilement ?
  • Qu’est-ce que j’ai évité par peur de mal faire ?
  • Quelles réussites puis-je noter ?
  • Quelle difficulté revient souvent ?
  • Quelle action concrète puis-je mettre en place la semaine prochaine ?

En faisant cela, vous devenez progressivement maître de votre préparation.

Vous ne subissez plus seulement votre stress, vos retards ou vos doutes.

Vous apprenez à les lire comme des informations.

 

Télécharger ma feuille de travail n°2


Un mot sur l’accompagnement

Je ne vais pas transformer cet article en page de présentation de mes accompagnements, car ce n’est pas le sujet.

Mais je veux tout de même souligner une chose.

Dans mes accompagnements, je rencontre exactement ces profils.

  • Certains candidats ont surtout besoin de cadre.
  • D’autres ont besoin de méthode.
  • D’autres ont besoin de retours réguliers.
  • D’autres ont besoin d’apprendre à s’entraîner sans attendre d’être prêts.
  • D’autres ont besoin de reprendre confiance après plusieurs échecs.

Et souvent, ce n’est pas “plus de travail” qui manque.

C’est un travail mieux ciblé.

Ce que j’essaie d’apporter : un cadre pour aider chaque candidat à transformer son profil de départ en stratégie de préparation plus solide.

Un exercice pour faire le point sur votre profil de candidat

Prenez une feuille et remplissez ce tableau.

Question Ma réponse
Quel profil me ressemble le plus aujourd’hui ? À compléter
Quelles sont les forces de ce profil ? À compléter
Quels sont les risques de ce profil ? À compléter
Quelle action concrète peut m’aider cette semaine ? À compléter
Qu’est-ce que je dois arrêter de faire ? À compléter
Qu’est-ce que je dois continuer à faire ? À compléter

Puis choisissez une seule action pour la semaine.

Une seule.

Pas dix.

Par exemple :

  • faire un plan en temps limité ;
  • terminer un chapitre avant d’ouvrir une nouvelle ressource ;
  • faire un entraînement même imparfait ;
  • noter trois réussites de la semaine ;
  • réduire le temps passé à comparer votre progression à celle des autres ;
  • faire un vrai bilan de méthode.
🍋 Le plus importantVotre profil n’est pas une fatalité.

C’est un point de départ.

Et un point de départ, ça se travaille.


Pour résumer

Optimiser son profil de candidat ne signifie pas devenir quelqu’un d’autre.

Cela signifie apprendre à mieux utiliser ses forces et à mieux encadrer ses fragilités.

Vous pouvez garder :

  1. la confiance du candidat sûr de lui ;
  2. le recul du candidat observateur ;
  3. la rigueur du candidat stressé ;
  4. la curiosité du candidat dispersé ;
  5. la recherche de repères du candidat qui se compare.

Mais vous devez éviter :

  1. l’excès de confiance ;
  2. l’analyse sans passage à l’action ;
  3. le perfectionnisme qui bloque ;
  4. la dispersion ;
  5. la comparaison qui détruit la confiance.

Le meilleur profil n’est pas celui qui ne doute jamais.

C’est celui qui apprend à avancer malgré le doute, avec méthode, lucidité et régularité.

 

profil de candidat capes svt

 

 

 

 

 

 

7 Responses

  1. Delbarre

    Pour le profil candidat : Je suis plutôt entre le 2 et le 3. Je peux relativiser ce que je fais comme commencer à paniquer pour un rien si je suis fasse à des difficultés. Je stresse toujours beaucoup avec des examens…
    Je veux améliorer le manque de confiance en moi, c’est ce qui me fait toujours douter !

    • Mathilde Martin

      Coucou Marine,

      je comprends tout à fait, j’étais un peu dans une situation similaire quand je préparais le concours au début. Le stress est quelque chose de normal par contre c’est un vrai point fort pour toi de savoir que tu es stressée parce que tu peux anticiper ces montées de stress en apprenant à le gérer ou à l’évacuer d’une façon qui te convient. Tu gardes alors la maîtrise sur ta préparation. Pour améliorer ta confiance en toi tu peux suivre les conseils de l’article je suis sûre que ça peut t’aider à transformer ce ressenti en un vrai atout pour tes révisions.

  2. Aurélie Soubéran

    Idem, je suis entre les profils 2 et 3. Pour ma part, c’est un problème car j’ai du mal à m’atteler efficacement au travail au début (vraiment pas stressée…) et quand je suis dans le jus, je suis complètement dépassée. J’ai toujours travaillé sous pression, avec des deadlines courtes, et cette préparation en « solo » me déstabilise beaucoup. J’espère que ces feuilles de travail vont m’aider à me canaliser.

    • Mathilde Martin

      Coucou Aurélie,
      Je comprends que cela te déstabilise ce n’est pas facile mais tu vas voir tu vas y arriver. Le principal est de garder le recul et de faire régulièrement le point sur tes avancées. Au lieu d’avoir comme objectif : les écrits, essaies de mettre en place des petits objectifs qui du coup ressemblent à des deadlines. Organise le suivi de la réussite de ces objectifs comme tu le feras l’année prochaine avec tes élèves.
      Tu vas y arriver ! Et si tu as besoin, n’hésite pas, tu sais où me trouver.
      A bientôt !
      Mathilde

  3. Farah

    Bonjour Mathilde, je suis à 20% le profil 2 notamment dans l’indécision face à l’action et 80% profil 3 car je suis de nature perfectionniste et très stressée car j’ai du mal à accepter l’erreur ou le travail incomplet. Cette attitude engendre un manque de confiance en moi car on ne peut pas atteindre la perfection et je me sens nulle à la moindre difficulté. Ainsi je travaille en ce moment la confiance en moi en m’arrêtant sur mes réussites et le travail que j’ai réussi à fournir pour y arriver. Puis je souhaite travailler ma capacité à aller vers l’essentiel mais je ne sais pas comment car tout me semble important dans les cours et les livres. Merci pour tous tes conseils et tes articles

    • Mathilde Martin

      Bonjour Farah,
      Tu as complètement raison de travailler la confiance en toi ! Ca va t’aider à briser le cercle de la perfection. Il n’y a qu’en faisant des erreurs que l’on apprend. Prends le temps de décortiquer les référentiels du concours disponibles sur le site de l’Académie de Toulouse, ça va t’aider à aller à l’essentiel. Deuxième astuce pour aller à l’essentiel, te confronter aux annales. Tu verras tu arriveras beaucoup mieux à cibler ensuite ce que l’on attend de toi.
      Bon courage à toi !
      A très bientôt

      Mathilde

  4. Anya

    A l’heure qu’il est j’ai plutôt un profil stressé mais sans le côté défaitiste qui m’est passé avec le temps. J’ai peur à nouveau de l’échec (je me suis plantée 4 fois en l’ayant vraiment préparer que les 2 premières fois, les 2 dernières fois je n’avais plus assez d’énergie car mes échecs me bloquaient). Aujourd’hui je me relance dans une préparation sérieuse, alors oui je suis un peu stressé mais avec l’envie d’apprendre de mes erreurs pour ne plus les répéter. Comme vous l’avez très bien décrit Mathilde, j’ai pour le coup une très bonne endurance pour le travail intensif, ça ne me fait pas peur, tant que ma motivation suit. J’aimerais cette année améliorer mon cadre de travail, ne plus avoir à perdre de temps, être efficace dans ma préparation. Je suis persuadée que si j’arrive à pallier à mes difficultés en les comprenant je serais une meilleure enseignante pour mes futures élèves.

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